Cameroun : La CNI flambe, Maurice Kamto crie au scandale !

Maurice Kamto

Dans une sortie explosive, Maurice Kamto, leader du MRC, dénonce la récente augmentation du prix de la Carte Nationale d’Identité (CNI) au Cameroun. Cette décision gouvernementale, qui fait passer le coût du précieux sésame de 2 800 à 10 000 FCFA, soulève un tollé national et met en lumière les fractures profondes de la société camerounaise.

Une hausse vertigineuse qui fait polémique : Le MRC monte au créneau

Comme le rapporte 237online.com, l’ordonnance présidentielle n° 2024/001 du 20 juin 2024 a propulsé le coût de la CNI à des sommets inédits. Une augmentation de 257% qui laisse pantois les observateurs.

Maurice Kamto n’y va pas par quatre chemins dans son communiqué incendiaire. Pour lui, cette hausse est « indéfendable et par conséquent inacceptable ».

« Le gouvernement prive la masse des Camerounais ordinaires d’une pièce essentielle pour l’exercice de leurs droits de citoyens« , tonne le leader de l’opposition. « C’est une forme de mise au ban de la société. »

Un tiers du SMIC pour une simple carte : L’équation impossible

Avec cette augmentation, le coût total pour obtenir une CNI frôle désormais les 15 500 FCFA, soit près d’un tiers du salaire minimum camerounais.

« C’est un choix cornélien pour de nombreuses familles », explique Maurice Kamto, « Payer la CNI ou nourrir ses enfants ? C’est inhumain. »

L’ombre de la corruption plane sur cette décision

Pour Kamto, cette hausse n’est qu’un symptôme de plus de la gestion catastrophique des finances publiques par le régime en place.

« Les caisses de l’État ont été vidées par des kleptomanes impénitents« , accuse-t-il sans détour. « On fait payer aux Camerounais les pots cassés de la corruption. »

La souveraineté nationale en question

Au-delà du coût, c’est toute la gestion de la production des CNI qui est remise en cause. Kamto s’interroge sur l’attribution de ces marchés à des entreprises étrangères.

« La production de la CNI relève de la souveraineté de l’État« , rappelle-t-il. « Pourquoi faire appel à l’étranger quand nous avons l’expertise nationale ?« 

Un appel à la mobilisation nationale

Face à ce qu’il considère comme une « provocation« , Kamto en appelle à la mobilisation du Parlement et de la société civile.

« Nous demandons l’annulation pure et simple de cette ordonnance« , martèle-t-il. « Il en va de la dignité de chaque Camerounais. »

Cette affaire de la CNI est bien plus qu’une simple question administrative. Elle cristallise toutes les tensions et les frustrations d’une société camerounaise en quête de justice sociale et de bonne gouvernance.

Par Éric Sakam pour 237online.com

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