Cameroun : La CAF accable Eto’o pour son partenariat avec 1XBet

Samuel Eto'o

Le feuilleton Samuel Eto’o – 1XBet est sur le point de connaître son épilogue. Selon des informations exclusives obtenues par 237online.com, la Confédération Africaine de Football (CAF) serait sur le point de rendre son verdict dans l’affaire du partenariat controversé entre le président de la Fecafoot et le géant russe des paris sportifs. Un dossier explosif qui pourrait coûter cher à l’ancien capitaine des Lions Indomptables, soupçonné d’avoir enfreint le code éthique de la FIFA.

L’ombre du code éthique de la FIFA

Tout commence le 26 mai 2023, lorsque Samuel Eto’o signe en grande pompe un contrat de sponsoring personnel avec 1XBet. Un deal qui fait grincer des dents, car le président de la Fecafoot succède à Rigobert Song, ancien sélectionneur des Lions, dans le rôle d’ambassadeur de la sulfureuse société russe. Pour justifier ce choix troublant, Eto’o avait alors déclaré : « Je suis Président de la Fecafoot oui, mais ici c’est l’image de Samuel Eto’o ».

Sauf que cette pirouette sémantique n’a pas convaincu les experts, pour qui ce partenariat viole frontalement le code éthique de la FIFA. Un code qui s’applique à tous les officiels du football, des présidents de fédérations aux entraîneurs en passant par les arbitres. Et qui interdit formellement à ces derniers de « prendre part – de manière directe ou indirecte – à des activités de paris, loteries et autres jeux d’argent en lien avec des compétitions et matches de football ». Un impératif d’impartialité violé par Samuel Eto’o selon ses détracteurs.

L’enquête de la CAF s’accélère

Face à la polémique, la CAF a diligenté une enquête approfondie pour faire la lumière sur ce dossier brûlant. Et selon nos informations, les conclusions de cette investigation sont imminentes. Un épilogue précipité par un rebondissement inattendu : la suppression soudaine par Samuel Eto’o de toutes ses publications Facebook faisant la promotion de 1XBet. Un geste qui ressemble furieusement à un aveu de culpabilité pour beaucoup.

Mais le plus accablant pour le président de la Fecafoot pourrait venir d’ailleurs. Car nous avons appris que les enquêteurs de la CAF ont auditionné au Caire Me TCHIMDOU MEKIAGE Micheline, l’huissier de justice camerounais qui avait constaté par procès-verbal les publications litigieuses d’Eto’o sur Facebook. Un témoignage clé, qui a confirmé point par point les éléments contenus dans ce constat d’huissier. De quoi fournir une base légale en béton à l’accusation.

Eto’o face à son destin

Pour Samuel Eto’o, l’heure de vérité a sonné. Si les soupçons de la CAF étaient confirmés, il risquerait de lourdes sanctions allant d’une amende salée à une suspension pure et simple de ses fonctions à la tête de la Fecafoot. Un scénario catastrophe pour celui qui rêvait de révolutionner le football camerounais, et qui se retrouve pris au piège de ses propres contradictions.

Car en s’affichant aussi ouvertement avec un géant des paris sportifs, l’ancien buteur a pris le risque de ternir son image et celle de l’institution qu’il incarne. Un mélange des genres d’autant plus choquant que le Cameroun sort à peine du scandale des matchs présumés truqués de la dernière CAN. En capitaine avisé, Samuel Eto’o aurait dû prendre garde à ne pas jeter de l’huile sur le feu. Il risque aujourd’hui d’en payer le prix fort.

Un électrochoc pour le foot africain ?

Au-delà du cas personnel de Samuel Eto’o, cette affaire pourrait faire jurisprudence à l’échelle du continent. En sanctionnant l’une de ses plus grandes stars pour un partenariat contraire à l’éthique, la CAF enverrait un message fort : personne n’est au-dessus des lois du football, fut-il une légende vivante aux quatre coins de l’Afrique.

Un électrochoc nécessaire pour un sport africain encore miné par les soupçons de corruption et de conflits d’intérêts. En osant s’attaquer à l’idole Samuel Eto’o, la CAF prouve qu’elle est prête à faire le ménage dans ses propres rangs pour restaurer sa crédibilité. Une opération mains propres aussi risquée que salutaire, dont le football camerounais pourrait être le premier bénéficiaire. À condition que ce signal fort soit suivi d’actes. Réponse avec le verdict très attendu de la CAF.

Par Éric Sakam pour 237online.com

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