Société

Cameroun – Jif 2015: Les femmes revendiquent les ministères clés

Elles l’ont réaffirmées au cours d’un atelier organisé par le Social Democratic front (Sdf) à Douala.Les femmes du Social Democratic front (Sdf), principal parti d’opposition au Cameroun, n’ont pas été en marge de la célébration de la 30ème édition de la Journée internationale de la femme (Jif). Elles ont, au cours d’un atelier organisé samedi dernier à Douala sur le thème : «Femmes en politiques, enjeux et perspectives» égrené un chapelet de récriminations. Pour ces dernières, même si la parité en politique semble désormais une réalité -31% de femmes à l’Assemblée nationale il n’en demeure pas moins qu’elles sont toujours lésées dans la société.
Pourtant, les femmes se retrouvent désormais dans tous les domaines d’activité. Pour les participantes à cet atelier, même le président de la République qui recommande la parité semble ne pas prendre en considération la question du genre. Pour ces femmes politiques, il suffit de voir la constitution du gouvernement. «Le président Biya lui-même a promis pendant qu’il battait campagne en 2011, la parité. C’est vrai que depuis ces élections, il n’a pas encore changé son gouvernement. On est surpris qu’il n’y ait que six femmes dans son gouvernement. Et dans quels ministères ? Pourtant, on a désormais des femmes dans tous les domaines d’activité», argue la coordinatrice assistante de l’association, Network for more women in politics, Yvonne Muma Bih,.
Pour ces femmes, les ministères des Affaires sociales et de la Femme et de la promotion de la famille ne sont pas uniquement réservés aux femmes. Pour la gent féminine, les femmes ont aussi des compétences pour gérer des ministères plus importants jusqu’ici, tenus par des hommes. «Nous voulons les femmes dans les ministères techniques. Pourquoi pas une femme à la tête du ministère des Finances», suggère Yvonne Muma Bih. Les femmes du Sdf saisissent la célébration de la Jif, pour revendiquer les textes d’application du code électoral. Ces textes, boosteront, à en croire ces femmes politiques, l’entreprenariat féminin.
Par ailleurs, le fameux code de la famille a été remis sur la table des débats dans la capitale économique. «Il y a le fameux code de la famille qui devrait faire changer les conditions de vie des femmes qui reste toujours attendu. Est-ce qu’on peut profiter du fait qu’il y ait 31% de femmes à l’Assemblée nationale pour impacter sur les autres pour que ce code sorte du tiroir», indique cette dernière. Mission difficile à accomplir pour ces élues du peuple, pensent les femmes du parti de la balance. Pour elles, plusieurs députés femmes sont arrivées à l’Assemblée nationale par hasard. Par souci de respecter la question de parité sur les listes électorales. Le combat des femmes, dans les mois à venir, est donc de lutter pour que ce code voit enfin le jour, reconnaissent-elles unanimement. Le séminaire a été salué par les participantes. Elles déplorent tout de même ces ateliers périodiques qui se tiennent à la veille des grands évènements. Pourtant, les femmes ont, disent-elles, besoin de ces formations au quotidien.

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Sandrine Tonlio Tiako

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