Cameroun: Je suis gombiste, je ne marche pas

Mince! Je souris en lisant les journalistes depuis quelques jours hein ?[pagebreak] Voilà un corps de métier qui a laissé créer en son sein de petits escrocs aux dénominations aussi étranges que « communicateur ». Voilà un corps de métier qui depuis des lustres n’arrive pas à faire appliquer une convention collective dont on commence à se demander si elle relève du famla ou de la sorcellerie. Je ne veux pas parler du kong que constitue chaque tenue des Etats Généraux de la com’ où quand ce n’est le Gouvernement, ce sont eux-mêmes qui se tournent en bourriques. Voilà des gens qui nous étonnent par l’étrange copier-coller qu’on retrouve dans les journaux. Mimétisme qui porte à croire que l’argent qui a arrosé les uns a arrosé les autres et transformé leur papier en banal communiqué de presse. Un corps qui se gargarise d’être le quatrième pouvoir. Un pouvoir dont on pourrait croire qu’il renverse les régimes, provoque des démissions, créé des « affaires », mais non, pouvoir tout juste bon à alimenter les divers du bar et les conversations des changeurs de devises de l’Avenue Kennedy. Un corps bourré d’hommes talentueux au-delà des trop nombreux « je la dit que » mais qui pour la plupart ont subi un viol éditorial et dont les articles ruissellent du stupre aux couleurs de l’argent du violeur. ssoiffés de per diem, mauvaise langue même quand ils l’ont bonne. Lapin nourri non à un râtelier idéologique, mais à la mangeoire du plus offrant. Voilà notre journaliste tel que je le vois depuis des années. Et puis oh miracle il a suffi d’une marche, une seule marche pour que sorte l’intelligence. Pour que parle la raison, pour que naisse la flamme! Comme le dit un proverbe de ma création, quand tu croises deux des quarante voleurs d’Ali Baba en train de se battre entre eux, c’est sûrement que le butin a été mal partagé ou qu’un des deux a été exclu du vol donc, du partage… Et puis hein? Je lis partout qu’il s’agissait de 700 malheureux mètres… Pourquoi ça nous vaut un marathon de commentaires comme ceux que je lis? Sortez-nous donc une enquête pour nous dire qui a mangé quoi, où quand, servi par qui, dans quel but? Preuves à l’appui. Ce faisant, vous aurez fait votre métier. Laissez le bavardage aux Bayam-sellam à moins que ce soit ce dernier qui soit en réalité le plus beau métier du monde. Mais on connaît votre loi la vraie: La loi du gombo. Le gombo qui, séché, devient dur comme la glue et ferme vos bouches. Le gombo qui laisse des traces et vous met en danger. Le gombo qui vous rend les mains glissantes au point de les couper. Vos leçons, à d’autres!

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