L’Anor révèle que sur la vingtaine de produits commercialisés au Cameroun, seuls six ont obtenu le certificat de conformité à la norme. [pagebreak]Il n’existe pas de statistiques officielles dans la filière, mais pas moins d’une vingtaine de marques d’huiles végétales sont commercialisées actuellement sur le marché camerounais. Un problème cependant : seuls six opérateurs disposent de du certificat de conformité à la norme Nc77 : 2002-03, révisée en 2011. Selon l’Agence des normes et de la qualité (Anor), dans le secteur des huiles végétales produites ou distribuées sur le marché national, seules deux entreprises membres de l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc) ont fait la démarche auprès de cette structure et ont obtenu des certificats de conformité pour leurs produits. Il s’agit en l’occurrence d’Azur S.A pour sa marque d’huile « Azur Gold », et de Scr Maya pour ses marques d’huile « Mayor » et « Prisma ». Pour les huiles végétales raffinées importées, il s’agit des entreprises Sodiacam pour sa marque d’huile de soja « Soleor », de Sirpacam pour sa marque d’huile de soja « Beffroi », de Coppeq Sarl (initialement Gba) pour sa marque d’huile de soja « Jadida », et enfin du Rayon des économies (Rayco) pour son huile de tournesol « Messidor ».
A la fin de l’année 2014, pourtant, l’Anor (en collaboration avec le ministère du Commerce) avait initié une série de rencontres sectorielles, lesquelles rencontres lui avaient donné l’occasion de demander aux opérateurs du secteur des huiles végétales de se rapprocher d’elle, afin de mettre leurs activités en conformité avec les normes et règlements en vigueur au Cameroun. Le constat est clair : la plupart des opérateurs du secteur ne consentent pas à faire conformer leurs produits. Ce qui signifierait qu’ils ont des choses à se reprocher. Les pouvoirs publics devraient le plus tôt possible tout mettre en œuvre pour assainir le secteur, étant donné que la santé d’au moins 20 millions de consommateurs en dépend. Une opération coup de poing du ministère du Commerce est en préparation pour retirer du marché toutes les marques d’huiles encore non conformes, et donc qui jouissent d’une présomption de mauvaise qualité. Les équipes de ce département ministériel vont le faire dans le cadre de leur mission de surveillance du marché. Par ailleurs, à en croire le directeur général de l’Anor, Charles Booto à Ngon, la surveillance à l’entrée du port va s’accentuer. Il annonce aussi que les huiles raffinées importées ne pourront dorénavant être commercialisées sur le marché local qu’après obtention du certificat de conformité. Il est annoncé, dans la foulée, la création de comités de conformité, composés des agents des ministères de la Santé, du Commerce, des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, de l’Agriculture, de l’Anor, des raffineurs, etc. En parlant des Douanes, dans une communication récente, l’Asroc a estimé qu’elles sont la principale responsable de l’inondation du marché par des huiles végétales importées non conformes.
Jean De Dieu Bidia




