Cameroun – Hugo Broos: « Je ne cèderai pas aux pressions »

Hugo Broos s’en est relativement bien sorti pour son premier face-à-face avec les médias.
«Il a du caractère ». « Il s’en est plutôt bien tiré ». « Il a évité les questions ». Au sortir de la première conférence de presse d’Hugo Broos, les commentaires des hommes de médias étaient plutôt mesurés. On se serait attendu au pire, au vu du matraquage médiatique qui a précédé la venue du Belge. 237online.com La présence massive des journalistes à ce face-à-face n’a fait que renforcer cette impression. Tout comme ce coup d’éclat de Roger Milla, quelques secondes avant le début de la conférence, à l’endroit des médias qui l’accusent d’avoir fait venir Hugo Broos : « Je suis un homme honnête. Je n’ai rien à voir dans cette histoire ». C’est dire si le contexte n’était pas vraiment serein. Mais, le nouvel entraineur sélectionneur des Lions indomptables s’en est relativement bien tiré, épaulé dans cet exercice par le président de la Fecafoot, Tombi à Roko Sidiki. Observé sous toutes les coutures, Hugo Broos avait pourtant de quoi être nerveux. Il a d’ailleurs eu de la peine à répondre à la première question d’un confrère, l’invitant à parler de son expérience professionnelle. Le technicien, lui, avait visiblement un petit discours tout prêt, peu importe la question. Heureusement, la suite de l’échange sera plus franche, ou plutôt, plus détendue. Le Belge maîtrise quelques ficelles de la Com’. Il slalome habilement entre les questions, en français et réussit même à user d’humour de temps en temps. Prend-il la mesure du défi qui l’attend avec 20 millions d’entraîneurs qui seront toujours derrière lui au Cameroun? « La Belgique compte 11 millions d’habitants mais je vous rassure qu’il y a aussi 11 millions d’entraîneurs là-bas. 237online.com C’est pareil partout ». Son passage en Algérie, notamment à la JS Kabylie, a été un échec pour la presse ? Hugo Broos trouve la parade : « J’aime bien le foot mais pas au prix de ma vie. J’ai vu assassiner un joueur (Albert Ebossè, ndlr) sous mes yeux. C’est le pire que tu puisses vivre. Les supporters ont parfois menacé les joueurs avec des couteaux. C’est intenable si on tient à sa vie ». Difficile de relancer après ça. Mais de son séjour, il faut retenir que là-bas, en Algérie, les dirigeants auraient tendance à vouloir faire le travail de l’entraîneur. Ça tombe bien, lancent quelques journalistes, c’est le cas également au Cameroun. « Je n’accepterai jamais cela », prévient pourtant le sélectionneur. Une promesse qu’on a souvent entendue chez tous les coachs mais qui a souvent été mise à mal à l’épreuve des réalités camerounaises. Même si le sélectionneur et le président de la Fecafoot, implicitement, ont plaidé pour qu’on lui laisse une chance. Dans tous les cas, c’est bien sur le terrain que le nouveau staff sera jugé.

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