Cameroun – Guerre de positionnement: Quand le RDPC devient dangereux pour le pays





Les hypocrites et narcissiques motions de soutien à Paul Biya révèlent au grand jour les velléités de certains pouvoiristes, prompts à sacrifier le Cameroun à l’hôtel du chaos et de la division, pour leurs sombres desseins.[pagebreak]À Boko Haram, malheur est bon ; qui a permis aux Camerounais dans leur grand ensemble, de connaître et de savoir qui sont leurs véritables ennemis ainsi que d’où ils viennent ? Ainsi, sous le fallacieux prétexte de soutenir le Président Biya, engagé et déterminé dans la lutte contre la secte terroriste nigériane qui tente de sévir par incursions chez nous, quelques velléitaires nationaux se sont finalement fait dévoiler depuis leurs hypocrites et narcissiques « motions de soutien » et autres « appels » à la rwandardisation du Cameroun.
La presse nationale, voire internationale s’en est largement émue, pour démasquer et dénoncer les fauteurs de trouble, tapis dans l’ombre du parti au pouvoir, le RDPC. Depuis leurs sournois pamphlets, quelques pontes, caciques et apparatchiks du régime ou du système RDPC ont donné la preuve sinon patente de leur félonie. Le tout sur fond de tribalisme ; exacerbé par le désir secret de se retrouver un jour à la place du chef, remettant ainsi au goût du jour le vrai-faux débat de l’alternance au pouvoir vu sous le prisme fantasmatique de « l’axe Nord-Sud ». L’appel de la Lékié, derrière lequel se sont adossés les Henri Eyebe Ayissi, Lazare Essimi Menye, Jean Bernard Ndongo Essomba et compagnie ; opposé au contre-appel du Nord, dont s’est pourfendu Cavaye Yeguié Djibril, emboitant le pas à Amadou Ali depuis ses tribalistiques confidences à Wikileaks. Passons par les autres ; Joseph Owona du temps où il fut Sgpr, ou encore André Mama Fouda de l’aire ethnique Beti-Ewondo qui en leurs temps, ont fait valoir par motions interposées leurs non moins tribalistiques et grégaires instincts.

L’OPPOSITION EXULTE
Notons par-dessus tout ce qui précède, que les mauvais exemples d’intégration et d’unité longuement cités et largement épinglés par l’opinion publique sont tous des suppôts d’une formation politique au gouvernail d’un pays qui prône pourtant et paradoxalement le rassemblement. L’opposition de bonne guerre, exulte alors de l’implosion d’une oligarchie Rdpciste dont les égocentrismes centrifuges font voler en éclat la cohésion. En atteste s’il en est encore besoin la réactionnaire sortie médiatique de Jean Michel Nintcheu, député SDF, qui en appelle d’ailleurs à la démission de ces « ministres gaffeurs », chantres et hérauts de ce tribalisme de mauvais aloi, porteur de germes de la déstabilisation du Cameroun.
Dans la mélasse de ces « manœuvres politiques » il faut rappeler, sur fond de « guerre des élites autour de Boko Haram », la tournure sémantique d’une autre énième motion sortie des entrailles du Sud et transformée en « serment de soutien » ne changera rien à la donne, qui voudrait dorénavant vouer aux gémonies ces « choses » potentiellement zizanistiques, autant que soit permis ce néologisme. Et il est de ce point de vue indéniable que le vers est dans le fruit RDPC. Toutes choses confortant la thèse selon laquelle la véritable opposition au RDPC se trouve à l’intérieur même de ce parti ; Et rassurer ceux qui ont toujours pensé que le RDPC ne vivra plus après Biya. Autrement dit que la véritable opposition au pouvoir est à l’intérieur et même très proche du pouvoir.
Ni les propagandeurs avec leurs acolytes propagandistes d’un contradictoire et pseudo parti de rassemblement n’arrivent à infléchir la pensée collective, constatatrice d’un triste méfait, malgré la désespérée et désespérante tentative du 11 et 12 septembre dernier sur les antennes de la Crtv du griot en chef (devant l’éternel) de la perfidie dominante. Le « grand » Professeur émérite Jacques Fame Ndongo, voulant sauver les meubles à l’émission consacrée à l’expression des partis politiques, a voulu faire prendre des vessies pour des lanternes.

LE PEUPLE EXHALE
En vain en tout cas car, le peuple loin d’être dupe, exhale pour les rejeter, ces relents nauséeux de la discorde, qui sont fort malheureusement le fait d’une élite gouvernante décevante. La cohésion nationale ainsi mise à l’épreuve de ces fameux Boko Haram devrait-elles être considérée comme salutaire à défaut de surprendre les esprits naïfs. Une analyse faisant pertinemment valoir qu’à l’heure où les multiples contacts formels et informels du Chef de l’Etat et chef du RDPC portent des fruits, il s’en trouve que notre beau pays soit insidieusement menacé de l’intérieur par ses propres fils. Ces mauvais enfants qui font resurgir du fond des inconscients et des abysses, les démons autrefois domptés de la division. Sous le regard impassible et passif du chef dont l’armée de « sans galons » attend une réaction. Le petit peuple d’en bas réclame justice et réparation, proportionnellement aux fautes commises. Sans état d’âme ni concession.

Ahmed Mbala

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *