Cameroun – GTB: Jamais sans mon Smartphone

Comme une moule à son rocher, de nombreux jeunes et adultes sont scotchés à leur téléphone. Yeux fixés sur l’écran tactile, ils postent des photos ou aiment un post, envoient des messages, suivent le fil de l’actualité ou téléchargent des données, c’est le quotidien des jeunes Androïdes encore appelés GTB. Les réseaux sociaux bouleversent nos habitudes.
Au point où, jeunes et adultes ont d’yeux que pour leurs Smartphones. D’où le nom GTB né du constat de l’addiction des jeunes et adultes toujours connectés à leurs Smartphones. Les jeunes Androïdes perdent la réalité de la vie. Pour eux, le virtuel devient la réalité de l’heure. A chaque réseau social correspond une appellation, il y a le Whatsappeur, Facebookeur Twittos, Instagrameur. Les applications favorites de la GTB sont Facebook, Facebook Messenger, Youtube, Instagram et WhatsApp Messenger. « J’ai installé toutes ces applications parce qu’elles me sont utiles. WhatsApp me permet de rester en contact avec ma famille résidant à l’étranger. Nous nous envoyons photos, vidéos et sons. Facebook, c’est pour suivre l’actualité et Instagram pour tuner les photos que j’envoie à mes potes. C’est cool ! Pourquoi devrais-je m’en priver ?
Nous sommes à l’heure du numérique », affirme d’un ton solennel, Tatiana Heutchou, étudiante à l’université de Soa. 237online.com Le phénomène GTB inspire plus d’un dans la société camerounaise. A l’exemple du danseur et chorégraphe King Créol, qui utilise la GTB pour réaliser ses œuvres artistiques. Il a sorti un clip vidéo sur la GTB. L’artiste est également en train de prendre le pouvoir dans le monde de la mode avec sa collection 100% #GTB.
Si les réseaux sociaux rapprochent les amis éloignés, la vie sociale de certains en pâtit. « Plus de contact humain ! Nous sommes au resto, elle whatsappe. Balade, elle Facebooke. Si Madame arrête de Facebooker, c’est pour prendre des photos qu’elle ira mettre sur Instagram. Vraiment, les Camerounais exagèrent. Les réseaux sociaux qui devraient nous rapprocher, nous parce qu’on en fait mauvais usage. Tout tourne toujours à l’obsession avec les Camerounais », déclare en courroux Joseph Tanga, Ingénieur en Bâtiment et travaux publics. Les jeunes Androïdes sont également confrontés à un grammaire et un vocabulaire médiocres qui se font bien ressentis sur leurs notes. « Ils abrègent tellement les mots en écrivant leurs messages, qu’ils ont fini par oublier l’orthographe, les accords sujets-verbes-compléments. Vraiment réveillez-vous !
Vous perdent vos facultés intellectuelles »

Agnès Noubissi, Stg

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