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Politique

Cameroun – Gouvernance: L’erreur fatale de Paul Biya 

Paul Biya, 87 ans, est un dinosaure politique qui façonne. Mais son erreur fatale s’appelle l’absence de sanctions.

Le Chef de l’Etat Camerounais laisse faire. Il ne sanctionne pas quand il le faut. L’attitude de la Brigade « Anti-sardinard » à Genève est inacceptable. Mais elle montre le niveau de rancœur d’une partie de la population camerounaise contre leur propre pays et leurs dirigeants. Au lieu de passer le temps à taxer les manifestants de la Suisse d’ « antipatriotes », il serait plus judicieux de savoir ce qui peut pousser un compatriote à manquer du respect à tout un Président de la République. Il faut tenir compte de leurs revendications, afin d’éviter que de telles scènes ne se reproduisent plus jamais.

Les condamnations observées de part et d’autres contre la « Bass » sont-elles vraiment sincères ? Nous pensons que Non. La meilleure façon d’aimer le président Paul Biya c’est d’aimer d’abord le Cameroun.
Oui il faut mettre un terme à l’impunité, à la corruption et aux détournements des derniers publics, qui sont décriés tous les jours. Oui il faut procurer le bien-être au peuple camerounais. Les Camerounais voient chaque jour leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil à cause de la corruption. Les investisseurs nationaux et étrangers brillent par leur absence et la productivité régresse. Le Pays est pris dans un cercle vicieux. Le peuple ne voit aucune issue, ne croit plus que l’homme qu’ils ont massivement élu le 07 octobre 2018, soit en mesure de remettre le pays au travail, de faire revenu la croissance économique. Oui le peuple veut avoir à manger et du travail.

Si rien n’est fait pour donner du pain au peuple, quand viendra le moment du départ de Paul Biya, la mémoire collective ne retiendra que la face sombre. Les errements de l’âge, les arapèdes du pouvoir qui rechignent à passer la main, le népotisme, l’argent, les assouvissements en public, la santé chancelante. C’est justement ce qu’il faut éviter.

Pour beaucoup d’Africains, Paul Biya est une icône. Et pour garder cette place, il doit sanctionner tous ceux qui ternissent son mandat. S’il ne le fait pas, l’icône sera considéré peut-être à tord comme un autocrate. Et un pestiféré aux yeux d’une communauté internationale prête à tout pour déstabiliser le Cameroun.

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Par Zéphirin Koloko
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