Cameroun-France – Diplomatie: Le courant passe

Les deux pays se concertent de manière permanente sur les sujets d’intérêt commun, confirmant tout le dynamisme et l’excellence de leur coopération.
ntre dirigeants français et camerounais, le dialogue est ce qu’il y a de plus vivant. Et une visite comme celle qu’effectue François Hollande ce vendredi à Yaoundé, n’est en fait que le couronnement d’une relation politico-diplomatique très dynamique entre les deux pays. Car, entre Yaoundé et Paris, les échanges sont permanents et spontanés. Tenez ! La lutte contre le terrorisme, sujet d’actualité majeur depuis plus d’un an, a donné lieu à un déploiement remarquable de la diplomatie franco-camerounaise. Avec des contacts de très haut niveau entre responsables des deux pays.
Ainsi, depuis que la secte islamiste Boko Haram sévit dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, après le Nord-Est du Nigeria, la France, partenaire historique du Cameroun s’est rapidement mobilisée pour appuyer les efforts de lutte. Paris s’est d’autant plus impliqué qu’une série d’enlèvements perpétrés par les terroristes concernait des ressortissants français.
Voilà qui a donné lieu à une belle mutualisation des forces saluée de part et d’autre. Les résultats ne se sont pas trop fait attendre. Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères a ainsi effectué deux séjours en terre camerounaise, en l’espace d’un mois.
D’abord, les 15 et 16 mars 2013 dans la cadre de discussions relatives à la prise d’otages de la famille Moulin Fournier. Puis le 19 avril, lors du happy end, quand les otages ont été remis au gouvernement camerounais par les ravisseurs.
Dans ce même cadre, le président français, François Hollande a organisé le 17 mai 2014 à Paris, un sommet sur la sécurité au Nigeria. La rencontre qui regroupait autour de lui, les chefs d’Etat du Cameroun, du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Bénin, ainsi que des représentants de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, restera dans les annales.
C’est en effet au cours de cette rencontre fort opportune que le président de la République, Paul Biya, prononce sa désormais célèbre déclaration de guerre à Boko Haram. Six mois plus tôt, le chef de l’Etat avait déjà pris part à un autre sommet à l’Elysée, consacré à la paix et à la sécurité en Afrique.
Au plan bilatéral, la coopération entre Paris et Yaoundé est absolument dynamique, comme l’attestent les nombreux séjours du chef de l’Etat en France, et les fréquentes visites de hauts responsables français au Cameroun. Au cours des cinq dernières années par exemple, Paul Biya s’est rendu pas moins de sept fois en France pour des visites officielles ou pour des participations à divers sommets. Du côté du Cameroun aussi, le ballet a été impressionnant. Yaoundé a ainsi reçu en 2014 et 2015, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius (en visite officielle), le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. De leur côté, des membres du gouvernement camerounais ont été invités à des rencontres à caratère économique en France. Notamment le Forum franco-africain pour la croissance, organisé à Paris en février dernier, et auquel ont pris part le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey et le ministre en charge de l’Economie, Emmanuel Nganou Djoumessi. Au cours du même mois, le Cameroun a été présent au Salon international de l’agriculture, grâce à la présence du ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga.
Tous ces échanges de haut niveau ont été l’occasion d’entretenir une coopération vieille de 55 ans, qui s’appuie sur un cadre juridique particulièrement étoffé. Une coopération en constante évolution et touchant divers domaines, qui a assurément encore de beaux jours devant elle.

Yves ATANGA

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