Cameroun – FECAFOOT: John Begheni Ndeh dément avoir soutenu Bidoung Mkpatt

L’ancien vice-président de la Fecafoot maintient que la décision de la Chambre de conciliation et d’arbitrage sur l’annulation de l’élection de Tombi à Roko n’est susceptible de recours que devant le tribunal arbitral du sport.
C’est comme dans un match à plusieurs prolongations à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). On a encore en mémoire une interview publiée dans « Cameroon tribune » du 23 novembre, de John Begheni Ndeh, ancien vice-président de la Fecafoot. Ce dernier, selon le quotidien à capitaux publics aurait revu sa position dans le but d’apporter son soutien à Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, qui dénie à la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) le pouvoir d’invalider le processus électoral qui a vu l’élection de Tombi à Roko à la présidence de la Fecafoot.
Mais, coup de théâtre, John Begheni Ndeh a commis un communiqué aux allures d’un droit de réponse pour dire : «Je tiens à informer l’opinion publique nationale et internationale que les propos qui me sont attribués dans cette interview, ne correspondent absolument pas aux réponses que j’ai apporté par écrits aux questions par écrits du journaliste Choves Loh, le 20 ovembre 2015».
Pour ce qui est de la situation à la Fécafoot, il a réitéré son adhésion au «strict respect» des dispositions de la loi numéro 2011/018 du 15 juillet 2011, relative à l’organisation et à la promotion des activités sportives au Cameroun. Cette dernière stipule dans son article 59 alinéa 1 que «Les décisions de la chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA), ne peuvent faire l’objet de recours que devant le tribunal arbitral du sport (TAS)». La réaction de l’ancien premier vice-président de la Fécafoot, intervenait une semaine à peine après la sortie de Joseph Antoine Bell, Abdouraman Hamadou et Loga contre la décision d’invalidation du verdict de la CCA par le ministre des Sports deux jours auparavant.
Dans un communiqué rendu public au lendemain de la décision de Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, le ministre en charge des Sports, Joseph Antoine Bell, Baba Abdouraman Hamadou et Loga ont qualifié l’acte du patron des Sports d’illégal au regard de la loi. «Le ministre des Sports et de l’Education physique n’a pas compétence d’annuler ou de suspendre les effets de droit d’une décision de juridictionnelle et en conséquence et son communiqué, qui de plus n’est pas un acte administratif unilatéral au sens du droit administratif général, n’a aucune portée juridique» précisent-ils dans un communiqué conjoint. Ceci se justifie selon eux, par l’article 5 alinéa 1 de la loi du 15 juillet 2011 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives. Celui-ci stipule que «les décisions de la Chambre de conciliation et d’Arbitrage ne peuvent faire l’objet de recours que devant le Tribunal arbitral du sport».
«De cette disposition, il apparaît clairement que le ministre des Sports et de l’Education physique a méconnu manifestement l’étendue de ses compétences», précisent les contestataires de la décision du Minsep du 18 novembre dernier. Aussi, ils contestent l’appropriation par le ministère des Sports et de l’Education civique de «veiller au respect par les fédérations des lois et règlements en vigueur». «Ni la loi du 15 juillet 2011 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives, ni même le décret du 1er octobre 2012 ne lui consacre cette exclusivité» expliquent-ils.
Ces derniers déplorent également «l’extraordinaire banalisation par l’autorité ministérielle d’une élection fédérale par voie de communiqué radio-presse».

Jean Pépin Ndjo

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