Cameroun: Enfin Enoh Meyomesse quitte la prison

Enoh Meyomesse est libre depuis hier à 16h. L’écrivain était plein d’émotion dès qu’il a franchi le portail principal de la prison centrale de Yaoundé. Un bouleversement qui se traduisait par la manière dont il a été libéré, puisqu’il déclare avoir été jeté dehors par les responsables de la prison « Je n’ai pas eu l’occasion de dire au revoir à mes amis de la prison, parce qu’on m’a jeté dehors en me faisant savoir que je dérangeais beaucoup en prison », a-t-il expliqué. Le président du parti pour la renaissance nationale (Parena), qui s’est rendu hier au quartier Biyem-assi chez ses parents, où il a passé sa première nuit, retrouve ainsi la liberté après un long feuilleton judiciaire dont il a fait l’objet. Sa libération intervient le jour même qu’il adresse une lettre ouverte au président de la République, au sujet de sa non-mise en liberté depuis le 16 avril dernier, date à laquelle la Cour d’appel du Centre l’a condamné à 40 mois d’emprisonnement ferme. Il avait été reconnu coupable de recel aggravé. Ce 16 avril 2015, Enoh Meyomesse avait déjà passé 40 mois et 15 jours en détention à la prison centrale de Kondengui.
Les déboires judicaires de l’écrivain commencent en 2011, année à laquelle il est interpellé à l’aéroport international de Yaoundé, alors qu’il revenait de Singapour. Enoh Meyomesse avait été conduit au Sed le jour même où il a été arrêté.
Quelques jours après, il avait été transféré à la légion de gendarmerie de Bertoua, où on l’a gardé à vue pendant un mois. Avant d’être transféré à Yaoundé, Enoh Meyomesse avait été présenté, en compagnie de trois autres personnes comme membre d’un gang, spécialisé dans le trafic d’or et le vol aggravé. Une fois à la prison centrale de Kondengui, il sera jugé par le Tribunal militaire de Yaoundé, qui va le condamner à sept ans d’emprisonnement ferme pour les motifs évoqués plus haut.
L’écrivain va faire appel. Au lieu de vente illégale d’or et vol aggravé, la Cour d’appel du Centre va le condamner pour recel aggravé. L’homme politique continue de clamer son innocence parce qu’il a saisi la Cour suprême la semaine dernière afin que l’instance l’acquitte simplement.

Prince Nguimbous

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