Cameroun : ENEO plonge l’Ambassade d’Allemagne dans le noir, le calvaire des visas ! 🇨🇲🇩🇪😠

Ambassade d'Allemagne

Les délestages à répétition d’ENEO, le fournisseur d’électricité national, n’épargnent plus personne. Pas même les représentations diplomatiques. L’Ambassade d’Allemagne à Yaoundé vient d’en faire les frais, contrainte de fermer sine die son service des visas pour cause de panne électrique. Une situation ubuesque qui en dit long sur la gabegie ambiante.

L’Ambassade d’Allemagne, nouvelle victime collatérale des ratés d’ENEO

C’est une annonce qui a fait l’effet d’une bombe dans la capitale camerounaise. Dans un communiqué laconique relayé par 237online.com, l’Ambassade d’Allemagne à Yaoundé a annoncé la fermeture pour une durée indéterminée de son service des visas. En cause : un problème technique d’alimentation électrique qui paralyse le fonctionnement de ce maillon essentiel de la représentation allemande.

Une situation inédite et rocambolesque, qui vient allonger la liste déjà longue des victimes des défaillances d’ENEO, le fournisseur d’électricité national honni des Camerounais. Après les ménages, les commerces, les entreprises, c’est au tour de la diplomatie de trinquer. Un camouflet pour le régime de Yaoundé, incapable d’assurer un service aussi basique que la fourniture d’électricité, y compris à ses hôtes de marque.

H2 : Des centaines de demandeurs de visa dans l’impasse et le désarroi

Mais les premiers à payer le prix fort de ce couac diplomatico-énergétique, ce sont les usagers. Les centaines de Camerounais qui avaient déposé un dossier de demande de visa pour l’Allemagne se retrouvent aujourd’hui dans l’impasse et le désarroi le plus total. Étudiants, hommes d’affaires, touristes, malades en quête de soins… Tous voient leurs projets et leurs espoirs brutalement suspendus aux caprices des coupures de courant.

« J’avais rendez-vous cette semaine pour déposer mon dossier de visa étudiant. J’ai tout préparé, payé les frais, réservé mon billet d’avion. Et là, on me dit que le service est fermé jusqu’à nouvel ordre. C’est un cauchemar, je ne sais plus quoi faire« , se lamente Hervé T., 24 ans, qui devait intégrer une prestigieuse université allemande en septembre. Comme lui, ils sont des dizaines à se morfondre devant les grilles closes de l’ambassade, en quête d’informations et de solutions. En vain.

Le gouvernement sommé de « neutraliser » ENEO, la colère gronde

Face à cette situation ubuesque, la colère gronde dans l’opinion. Sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour exiger du gouvernement qu’il prenne enfin ses responsabilités face aux défaillances chroniques d’ENEO. « ENEO finalement en plus de nuire aux populations camerounaises commence déjà à nuire aux représentations diplomatiques. Quand est-ce que le gouvernement va prendre ses responsabilités pour neutraliser l’entreprise ENEO ? », s’insurge un internaute sur Twitter.

Un cri du cœur qui résume le ras-le-bol des Camerounais face à un fournisseur d’électricité perçu comme un « État dans l’État« , qui semble se moquer éperdument des conséquences de ses ratés à répétition. Délestages sauvages, factures astronomiques, service client aux abonnés absents… Les griefs ne manquent pas contre ENEO, dont le contrat de concession arrive à échéance en 2031. D’ici là, beaucoup réclament des sanctions, voire une rupture anticipée.

Contactés, ni ENEO ni le ministère de l’Eau et de l’Énergie n’ont daigné réagir à ce énième scandale. Silence radio également du côté du gouvernement, visiblement plus préoccupé par ses querelles intestines que par le calvaire de ses concitoyens. Pendant ce temps, à l’Ambassade d’Allemagne, on s’affaire pour trouver des solutions de secours. Groupes électrogènes, panneaux solaires… Tout est bon pour ne pas faire subir aux usagers camerounais une double peine qui n’a que trop duré. Mais le mal est fait. Et l’image du Cameroun, une fois de plus, durablement écornée.

Christian Bengono Awana pour 237online.com

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