Politique

Cameroun – en attendant le remaniement… Joseph Le, Au nom de l’incompétence

Jamais dans l’histoire de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), on a assisté à un concours aussi controversé comme à la session 2019-2020.

Les résultats publiés par le Minfopra il y a quelques jours ont remis en cause les valeurs républicaines d’une part, mais surtout désacralisés une institution qui a formé depuis plus de 50 ans plusieurs milliers de hauts commis de l’Etat. Pourtant, l’on avait salué la juvénilisation de l’Etat avec la nomination il y a un an de Soumba , jeune magistrat âgé de 34 ans à la tête de cette auguste école. Mais dès le premier galon d’essai, c’est une succession de listes où des majors qui se retrouvent dans les listes d’attente. D’autres candidats voient leur nom apparaitre dans trois concours différents.

A l’observation des résultats de cette année dont nous avons eu copie, le candidat Ndingha Koryn Kuttem est 4ème sur la liste des admissions et 4ème sur la liste d’attente ; Ndialle Vanessa Eboh est 22ème sur la liste des admissions et 2ème sur la liste d’attente ; Youmbi Wenguela Hermann, 5ème sur la liste des admissions et 3ème sur la liste d’attente. Il en est de même de la candidate Ashua Singoue Véronique qui est à la fois 30ème sur la liste des admissions et 2ème sur la liste d’attente. Toute chose qui a poussé le Premier ministre, chef du gouvernement, à instruire le Minfopra de recruter tous les candidats dont le nom figure dans la liste d’attente. C’est ainsi que plus de 130 candidats ont été déclarés définitivement admis. Sauf que cette dernière liste signée du Ministre de la fonction publique, comportait également de nombreuses irrégularités comme les deux premières.

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Dans cette cacophonie, Joseph Le, le ministre de la fonction publique, par ailleurs tutelle technique de l’Enam, a brillé par son absence jusqu’à la très controversée décision qui autorise à tous les candidats ayant concourus et admis dans les listes normales et additives d’être automatiquement admis. Ce qui choque dans cette décision ce n’est pas tant l’idée de faire admettre tout le monde dans un pays où le chômage atteint les cimes. Mais davantage les raisons qui ont justifié cette décision. D’abord, il est question à travers cette décision de masquer les nombreuses incompétences et de nombreux doublons qui se sont retrouvés dans les listes et qui de toute évidence sont de la responsabilité du Ministre de la fonction publique, Joseph Lé en tant que le superviseur du processus menant à la publication des résultats.

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Deuxièmement, ce concours met au grand jour les faiblesses du ministre de la fonction publique qui depuis sa nomination à la tête de ce département ministériel, n’a pas encore imprimé sa marque dans la gestion de ce concours stratégique, en dehors des annonces pompeuses et des vœux pieux. L’ancien Journaliste de la Crtv vient une fois encore de montrer aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale qu’il est loin du soupçon de probité qu’on lui avait attribué au lendemain de sa nomination à la tête de ce ministère névralgique. Toute honte bue.

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