Politique

Cameroun – en attendant le remaniement … Abena Ondoa, Ministre des journées internationales

Sans nul doute, le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) est connu au Cameroun pour l’organisation des journées internationales.

Sur ce plan d’ailleurs, aucun ministère ne peut ravir la vedette à Marie Thérèse Abena Ondoua, patronne de ce département ministériel. Qu’il s’agisse du 06 février dédié à la Journée internationale contre les mutilations génitales féminines au 15 novembre où la communauté internationale célèbre la Journée internationale de la femme rurale en passant par la journée internationale de la femme le 08 mars, celle de la famille le 15 mai, la journée de l’enfant africain le 16 juin ou encore la journée internationale des veuves le 23 juin, la journée de la femme africaine le 31 juillet et a journée internationale de la jeune fille le 15 octobre, le Minproff excelle dans l’organisation qui, pour la plupart, se réduit à des cérémonies d’ouvertures ponctuées par des discours.

Lire aussi
Double scrutin du 09 février 2020: Mounouna Foutsou mobilise plus de 18 millions pour la campagne dans le Mayo Danay Est

Pourtant, Marie Thérèse Abena Ondoua, dans sa feuille de route devrait élaborer des stratégies pour protéger ces couches sociales qui sont quelques peu marginalisées. L’on a par exemple attendue qu’elle se prononce sur certains scandales qui mettent à mal lesdites couches, notamment les raps d’enfants dans les hôpitaux (cas Vanessa Tchatchou à l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé), les décès des femmes voulant donner naissance à l’entrée des hôpitaux (Monique Koumatekel à l’Hôpital Douala Laquintinie de Douala), l’assassinat d’une femme gardienne de la prison dans la zone anglophone, pour ne citer que ces cas-là.

Un silence qui a amené plus d’un à cogiter sur la nécessité de la création de tout un ministère qui n’a pour seul occupation que l’organisation des journées internationales. Pourtant, c’est la Minproff qui est responsable de l’élaboration et de la mise en œuvre des mesures gouvernementales relatives à la promotion et au respect des droits de la femme et à la protection de la famille. Entre autres, elle se doit de veiller à l’élimination de toute discrimination à l’égard de la femme ; à l’accroissement des garanties d’égalité à l’égard de la femme dans tous les domaines d’activités ; d’étudier et de soumettre au gouvernement les conditions facilitant l’emploi de la femme dans tous les secteurs d’activités; d’étudier et de proposer les stratégies et mesures visant à renforcer la promotion et la protection de la famille et d’étudier et de proposer les mesures visant à la promotion et à la protection des droits de l’enfant.

Tags
Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer