C’est une histoire aussi tragique qu’incompréhensible qui nous parvient de l’hôpital Gynéco de Douala. Dans la nuit du lundi 1er avril 2024, un nourrisson a perdu la vie dans des circonstances aussi brutales que suspectes. Selon le témoignage poignant du proche d’un ami de la famille, le bébé aurait été tué par une injection létale administrée par une infirmière qui a ensuite pris la fuite. Une tragédie qui soulève de nombreuses questions sur les pratiques au sein de cet établissement.
Un bébé arraché à la vie par une piqûre mortelle
Tout commence lorsque le nourrisson est admis aux urgences de l’hôpital Gynéco dans un état critique. Grâce à la prise en charge rapide du médecin, son état se stabilise et il est transféré en salle de soins pour poursuivre sa convalescence. La famille, traumatisée par ce passage en réanimation, décide de rester sur place pour suivre de près l’évolution de l’enfant.
Pendant plusieurs jours, tout semble aller pour le mieux. Lors de ses visites matinales, le médecin, accompagné de deux stagiaires ou infirmières, administre un traitement qui nécessite une dilution préalable du produit. Mais deux jours plus tard, le drame survient. Une des infirmières se présente seule pour les soins et injecte le produit sans prendre la peine de le diluer, malgré les remarques inquiètes de la famille.
Quelques instants plus tard, c’est le choc. Le bébé décède brutalement, sous les yeux horrifiés de ses proches. Dans la panique qui s’ensuit, l’infirmière prend la fuite, laissant derrière elle une famille anéantie et des questions sans réponse.
L’hôpital Gynéco aux abonnés absents
Face à cette tragédie, la réaction de l’hôpital Gynéco est pour le moins déconcertante. Loin de clarifier la situation, l’établissement semble s’enfermer dans une chape de plomb. Interrogée par la famille éplorée, la direction affirme ne pas connaître l’infirmière en question et refuse toute explication sur les circonstances du drame.
Un mutisme qui ne fait qu’ajouter à la détresse et à l’incompréhension des proches. « Pourquoi autant d’incompétence dans nos hôpitaux ? », s’interroge avec douleur notre témoin. « Pourquoi n’a-t-elle pas écouté nos remarques ? Pourquoi être venue seule alors qu’ils venaient toujours à trois pour cela ? ».
Un appel désespéré à la justice
Perdus et sans recours, les proches du bébé décédé se tournent aujourd’hui vers les médias, et notamment vers 237online.com, pour tenter de faire éclater la vérité. « Aidez-nous en publiant pour que justice soit faite », nous implorent-ils dans un cri du cœur déchirant.
Car au-delà du drame individuel, c’est toute la question de la sécurité des patients et de la responsabilité du corps médical qui est posée. Comment une telle tragédie a-t-elle pu se produire dans un hôpital censé soigner et protéger les vies ? Qui était cette infirmière et pourquoi a-t-elle agi ainsi ? Que cachent les silences assourdissants de la direction de l’établissement ?
Autant de questions qui exigent des réponses claires et des actes forts. Il en va de la confiance des Camerounais envers leur système de santé. Il en va du droit de chaque patient à être soigné dans les meilleures conditions, sans avoir à craindre pour sa vie à chaque instant.
Aujourd’hui, toute la lumière doit être faite sur le drame de l’hôpital Gynéco. Pour le bébé si cruellement arraché à la vie. Pour sa famille brisée qui cherche désespérément des réponses. Et pour tous les Camerounais qui attendent que la justice soit rendue. Car aucune vie ne mérite d’être sacrifiée sur l’autel de la négligence ou du silence.
Par Ulrich Tchianda pour 237online.com
Ne manquez aucune actualite !
Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop




