Cameroun – Distinction: Michaëlle Jean fait docteur honoris causa

La secrétaire générale de l’Oif a été élevée à ce titre hier à l’université de Yaoundé I.[pagebreak]Trois heures. C’est le temps qu’aura duré hier la cérémonie de remise de diplôme de doctorat honoris causa, au secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Michaëlle Jean par l’université de Yaoundé I. Elle a reçu cette distinction à l’amphi 700 de cette institution universitaire. Ecran géant, groupe de danse, haie d’honneur. Rien n’a été laissé au hasard. Les étudiants de la faculté des arts, lettres et sciences humaines ont confectionné le portrait de l’hôte de marque qui n’a pas dissimulé son émotion. «La barre est hautement placée. Gratitude, bonheur, fierté, émotion. Tels sont les sentiments qui m’animent en cet instant. Vous m’avez, à plusieurs moments, arraché des larmes. Déjà par l’enthousiasme, incroyable, extraordinaire des étudiants et des étudiantes», lance l’ancienne chancelière de l’université d’Ottawa au Canada.
En fait, dans son discours, mué en leçon inaugurale, Michaëlle Jean a insisté sur les valeurs de l’éducation. «L’éducation est la clé de la réussite. Plus que du succès, c’est la clé de la liberté. L’éducation, c’est permettre à chaque femme et chaque homme, de devenir ce qu’il est au plus profond d’elle ou de lui-même. C’est lui permettre de devenir une citoyenne et un citoyen à part entière. L’éducation permet de mettre en perspective les situations difficiles lorsqu’elles subviennent, tout en faisant l’apprentissage de la vie en communauté, du vivre ensemble, du dialogue, du respect, de l’engagement collectif».
Ce titre honorifique est le premier que l’ancienne gouverneure général du Canada reçoit en Afrique subsaharienne. Elle a plutôt été élevée, en 2014 au Benin au grade de Grand’Croix de l’Ordre national du Bénin. Par ailleurs, la mémoire de ses origines ne l’a pas quitté. «Quelle fierté et quelle émotion enfin pour la femme noire que je suis, qui la garde au plus profond de son coeur et sa mémoire, la saveur et la couleur de cette terre, de l’Afrique à laquelle a été arrachée mes ancêtres», se remémore-t-elle.

P.D.

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