Politique

Cameroun – Décentralisation: le peuple Bassa revendique une région

“Nous sommes à l’ère de la décentralisation et nous l’attendons. Vous ne pouvez donc pas attendre un événement, si vous n’avez pas le chez vous”.

Tel est le cri du cœur du président de l’Association des enseignants Bassa-Bâti-Mpo’o des universités du Cameroun (Asebamuc), Bitjong Ndom-bol. De ce constat, est née l’idée de la revendication d’une “région” propre aux fils et filles du département de la Haute Sanaga, région du Littoral. C’était à l’occasion d’une rencontre culturelle tenue le 22 juin dernier à l’évêché d’Edéa.

En effet, ce groupe ethnique trilogique veut son unité, ainsi que les retrouvailles fraternelles, aussi bien sur le plan administratif que celui culturel. “Les projets structurants du pays contournent le peuple Bassa-Bâti-Mpo’o”, déplore Marinette Ngo Yetna, une fille de la localité. Dans cette optique, cette unité administrative prendrait la dénomination de la “Grande Sanaga maritime”.

De ce fait, un certain nombre de problèmes le pousse à émettre ce vœu. Il s’agit, entre autres, des problèmes de développement, de cohésion sociale, de vivre-ensemble, etc. “Par exemple, à propos des Mbombock et les Mpekè, c’est le même corps. Mais, un est chez les Bakoko et l’autre, chez les Bassa. Donc, il faut associer les deux”, explique Michel Tjade Eoné, fils du coin.

Mais, “Une s’agit pas de repli identitaire, puisqu’il ne s’agit nullement d’une revendication de type identitaire en termes de rupture. Nous ne préconisons pas de rupture. Nous voulons simplement revendiquer nos retrouvailles à l’intérieur de l’entité”, ajoute Marinette Ngo Yetna. Il faut dire que c’est l’Asebamuc qui est au centre de ce concept.

Selon certains membres de ladite association, par le passé, ils avaient abordé ce “problème” sous un angle politique, compte tenu du fait que certains de leurs fils et filles étaient proches du pouvoir. Ils le faisaient alors disent-ils, parce qu’ils n’avaient aucune base écrite. Maintenant, “les données ont changé”, estiment-ils.

D’ailleurs, dans toutes les démarches qu’ils vont dorénavant entreprendre, ils se donnent pour mission, d’associer toutes les trois composantes (Bassa-Bâti-Mpo’o), aussi bien dans la rédaction que dans la signature de certains documents.

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