Cameroun: Crise à la Fecafoot, des mesures chocs pour restaurer l’autorité de l’État! 🇨🇲⚽💥

Sam Severin ANGO

La fronde ouverte des dirigeants de la Fecafoot contre les décisions du gouvernement sur la gestion des Lions Indomptables atteint un point de non-retour. Face à cette situation inédite, des voix s’élèvent pour exiger des sanctions fermes et immédiates afin de rétablir l’ordre républicain et préserver la stabilité des institutions. Un citoyen révolté livre ses propositions chocs dans une tribune exclusive.

Déployer un dispositif sécuritaire musclé autour de la Fecafoot

Première mesure urgente préconisée par Sam Severin Ango, un citoyen originaire de la région du Sud, dans sa tribune relayée par 237online.com: mater dans l’œuf la rébellion de la Fecafoot en quadrillant son siège de Tsinga. « Le Sous-préfet de Yaoundé 2, le Préfet du Mfoundi, voire le Gouverneur, devrait déployer dès ce matin un dispositif constitué d’unités de police et de gendarmerie pour dissuader toute action contraire aux prescriptions gouvernementales », martèle-t-il.

L’idée: étouffer le foyer insurrectionnel par un déploiement de force impressionnant, quitte à faire cesser toutes les activités de l’instance. Une manière de signifier la fermeté implacable de l’État face à ce qu’il considère comme une atteinte intolérable à son autorité et à la sérénité de la sélection nationale. Objectif: éviter un précédent fatal et une contagion de l’esprit de révolte qui pourrait gangrener d’autres secteurs.

Interpeller les « meneurs« , Eto’o en ligne de mire

Autre recommandation choc: procéder à une vague d’interpellations ciblées des dirigeants de la Fecafoot identifiés comme les cerveaux de la fronde anti-gouvernementale. En première ligne, Samuel Eto’o himself, le président de la Fédération, désigné comme l’instigateur de la « déstabilisation » et de la double commande néfaste au sein du staff des Lions. Mais aussi les membres du Comité exécutif ayant avalisé la nomination contestée du staff technique parallèle.

« Ils doivent tous être interpellés et faire l’objet de poursuites pour atteinte à la sûreté de l’Etat et rébellion contre les institutions », préconise sans ambages Sam Severin Ango. Quant à Eto’o, sa tête est mise à prix: déclaration d’inaptitude à représenter le football camerounais et traduction devant la justice. Un véritable dégagisme en règle qui vise à décapiter la Fecafoot de sa frange « rebelle » et à restaurer une chaîne de commandement claire et univoque.

Instaurer une administration provisoire à la Fecafoot sous l’égide de la Fifa

Dernière proposition phare pour sortir de l’ornière: faire constater la vacance à la tête de la Fecafoot et instaurer un régime d’exception transitoire. Soit en réactivant un Comité de normalisation de crise comme par le passé, soit en propulsant la vice-présidente Céline Eko aux commandes, dans le cadre de la mise sous tutelle de l’instance.

Une suggestion qui devra nécessairement obtenir l’aval des instances faîtières du football continental et mondial, CAF et Fifa, que le pouvoir compte actionner en dépêchant une mission d’explication express à Zurich. « Les violations systématiques des règles de bonne gestion, le double commandement et le chaos qui en résulte constituent des motifs suffisants pour une mise sous contrôle« , argue le citoyen engagé.

Si ces préconisations particulièrement musclées venaient à être suivies d’effet, elles ouvriraient incontestablement une nouvelle page traumatique dans les relations tumultueuses entre la Fecafoot et sa tutelle. Mais pour leurs promoteurs, il en va de la survie même du football camerounais et du respect sacro-saint de l’autorité de l’État, préalable à toute ambition de redressement. Le président Paul Biya osera-t-il un tel coup de force pour mater l’infernal Samuel Eto’o? Réponse dans les prochains jours. En attendant, une chose est sûre: cette guerre des légitimités sportivo-politique n’a pas fini de faire couler de l’encre et de la salive dans la tanière des Lions Indomptables.

Par Serge Alain Ottou pour 237online.com

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