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Cameroun – Covid-19: Le département du Haut-Nkam mis sous confinement

hopital a louest haut nkam

Outre la fermeture des marchés, les arrêtés signés du préfet du Haut-Nkam instruisent aux habitants de ce département de rester chez eux sous peine de sanctions pénales.

Les mesures de restriction prises par le préfet du Haut-Nkam, Luc Ndongo interviennent suite à la découverte d’un foyer de contamination au Coronavirus à Bakou. La localité située à une trentaine de kilomètres de la ville de Bafang, dans le département du Haut-Nkam connait des cas de contami-nation détectés, en premier lieu, chez deux expatriés séjournant à l’orphelinat de Kentadja. Des cas découverts à l’aéroport de Douala. Sur la base des renseignements procurés par les deux expatriés, une équipe médicale s’est rendue dans la localité et y a découvert cinq autres cas dont quatre autres expatriés et un camerounais, tous séjournant à l’orphelinat de Kentadja. Des cas qui ont été transféré dans la ville de Bafoussam pour suivi. Dans le même temps, des sources indiquent la probabilité des cas de contagion dans la ville de Bangangté et l’arrondissement de Bamendjou où ces personnes ont aussi séjourné.

Du coup, le préfet du département du Haut-Nkam a signé un ensemble d’arrêtés dont l’application implique un confinement du département du Haut-Nkam «jusqu’à nouvel avis». Dans ce sillage, le préfet du Haut-Nkam suspend la tenue du marché hebdomadaire de Bakou ainsi que ceux de tout le département jusqu’à la maîtrise de l’épidémie. De même que le préfet du Haut-Nkam réitère l’interdiction de consommer des boissons alcoolisées et gazeuses sur les lieux de vente habituels ainsi que les attroupements et regroupements sur l’ensemble du département. En sus, Luc Ndongo prescrit aux habitants de sa circonscription administrative de rester chez eux. Les sorties étant tolérées exclusivement pour «les cas d’extrême nécessité». Au-delà de l’appel au civisme lancé aux administrés du département du Haut-Nkam, le préfet annonce des mesures coercitives. Luc Ndongo prévient à travers les différents arrêtés : «Tout contrevenant sera poursuivi et sanctionné par les dispositions prévues par la réglementation en vigueur notamment l’article 260 du code pénal» Un dispositif qui prévoit des peines de prison allant de trois mois à trois ans de prison, tous ceux qui par leur conduite facilite la communication et la propagation d’une maladie contagieuse et dangereuse.

Joseph OLINGA N.

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