Cameroun – Conservation de la faune sauvage: Philippe Ngole Ngwese jette un pavé dans la marre

Elephants

Le ministre camerounais des forêts et la faune, président en exercice a fait commettre un audit financier qui accable certaines personnalités au sein de l’Organisation pour la conservation de la faune sauvage en Afrique centrale.
La conférence des ministres de l’Organisation pour la Conservation de la Faune Sauvage en Afrique (OCFSA) qui a cours au Palais des Congrès de Yaoundé depuis lundi dernier s’achève ce mercredi 17 juin par la signature d’un accord de siège de l’OCFSA, présidée par Pierre Moukoko Mbonjo, le ministre camerounais des Relations Extérieures au sein de son département ministériel. Ce qui marquera en définitive la fin des travaux de cet organisme, réuni en session extraordinaire à Yaoundé pendant trois jours dans le cadre de la 15e réunion du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). Le principal objectif de cette conférence ministérielle était de passer en revue les propositions du Comité ad hoc chargé de gérer les affaires courantes de l’OCFSA en vue de sa redynamisation, notamment d’examiner et de valider ses nouvelles missions ; d’examiner et d’approuver son plan de restructuration ; de relire et d’adopter le document d’orientation pour l’élaboration du plan d’action et du programme de travail quinquennal, ou encore d’examiner et d’approuver le budget de fonctionnement.

Présomption de détournements ?
Et avant de procéder à l’amendement de ce dernier point, il s’est d’abord agi de rendre public le rapport d’audit des compte de l’OCFSA pour la période allant du 1er janvier 2007 au 31 mai 2012. Le Cameroun avait été commis à cette tâche au sortir d’une réunion des ministres de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) en 2011 à Kinshasa en RD Congo. Pour ce faire, Philippe Ngole Ngwese le ministre des forêts et la faune, président en exercice de l’OCFSA a, à son tour, commis une commission chargée de faire un audit financier et comptable de la structure. Il se dégage de ce rapport livré lundi dernier un clair-obscur sur les comptes présentés par le Secrétaire permanent de la structure qui, concomitamment avec la Secrétaire comptable, n’a pas réussi à fournir les pièces justificatives des contributions financières de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), soit 79 000 000 FCFA, toutes comme celles du Congo de 2007 à 2009.
L’incohérence entre le secrétariat permanent et le secrétariat comptable trahie également un trou de 45 000 000 FCFA, lequel montant représente la cotisation de la République Centrafricaine, viré par le Secrétaire permanent dans un compte à la Cameroon Bank Corporation (CBC), plutôt que celui de l’OCFSA. En outre, entre 2008 et 2009, celui-ci a fait des missions évaluées à 4 225 750 FCFA dont la traçabilité reste sujette à caution. Le même secrétaire s’est fait rembourser un montant de 5 000 000 FCFA représentant les frais médicaux sans justificatifs préalables alors que ces frais sont évalués à 10% dans ses rémunérations mensuelles. Ce sont entre autres problèmes qui ont incité à la tenue dare-dare de cette conférence ministérielle. Il convient de préciser que l’OCFSA compte six Etats-membres que sont, le Cameroun, le Congo, la RCA, le Gabon, le Tchad et le Soudan. Au sortir de ces travaux, le Cameroun a versé un montant global de 95 000 000 FCFA en guise de règlement d’une partie de ses contributions égalitaires, ce qui ramène ses arriérés à 13 376 700 FCFA.

Eloge Boh

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *