Cameroun – Conflit: Le Mrc de Maurice Kamto se déchire à Baham

Entre démission et suspension de militants, les cadres du Mouvement pour la renaissance du Cameroun ne s’entendent plus.
De nouvelles sanctions ont été prononcées contre des militants du Mrc dans les Hauts Plateaux. Cette fois, c’est Djoko Domguia qui est passé à la guillotine. La note mettant de côté ce responsable départemental circule entre les mains des militants du parti. Il s’agit de la décision n° 001/D/FRFO/MRC/2015-12 portant suspension d’un militant. L’article 1er de cette note qui date du 22 décembre 2015 précise : «Le camarade Djoko Domguia Jean Pierre, est à compter de la date de signature de la présente décision suspendu de toute activité liée au Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), jusqu’à nouvel ordre. » Impossible de joindre l’intéressé pour en savoir plus. Le signataire de la note, Christophe Kamdem, le secrétaire régional du Mrc que nous avons approché, se veut clair. « Il s’agit d’une situation à revoir. On va en reparler. Pour l’instant donnons-nous le temps et dans quelques jours nous reviendrons sur le sujet. » A Baham, cette suspension est sur toutes les lèvres, surtout qu’elle arrive après la démission de Jacques Kamdem, chargé de diriger ce parti à Baham. Tout part en effet du retrait de l’ancien communal du Mrc à Baham, François Tamo. «Lors des opérations de renouvellement du directoire du Mrc à Baham, le camarade Jacques Kamdem a déposé une liste et est venu avec des mercenaires, confie François Tamo. Nous avons décrié cette façon de procéder. Mais, sa victoire a été maintenue. Ayant lui-même constaté son incapacité à diriger le parti à Baham, Jacques Kamdem a démissionné en demandant à être remplacé par Joseph Kenmogne. Comme nous n’acceptions pas cela, souhaitant que soit organisée une élection pour mettre sur pied un nouveau bureau, le régional est intervenu en arbitre. ». Selon certaines sources, une commission de médiation est allée réfléchir avec les différentes factions. 237online.com La colère vient du fait que les résolutions du comité de médiation régional, ne sont pas appliquées à la lettre. Surtout qu’en liant cette éviction à celle de Serges Siméon Noumba contestée depuis par l’interessé devant les tribunaux, certaines voix clament au sein du Mrc, que c’est le comité d’arbitrage national qui est seul habilité à sanctionner et non les patrons locaux, qui, dans cette situation, abusent de leurs fonctions. Dans cette affaire, les intéressés communiquent peu pour l’instant, laissant la rue spéculer sur ces crises au sein du Mrc.

Honoré Feukouo

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