Cameroun – Clash entre élites: L’élite de la Lekié vient encore étaler sur la place publique ses pitreries

Denis Emilien Atangana

Denis Emilien Atangana, le jeune acteur sociopolitique, dénonce le comportement ubuesque des élites de son département. La énième bataille entre les élites de la Lekié qui est désormais exposée sur la place publique, n’a pas laissé indifférent, la jeunesse. Au plus fort de la crise entre le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation de base, Benoît Ndong Soumhet et le ministre délégué à la présidence de la République en charge du Contrôle supérieur de l’État, Henri Eyebe Ayissi, Denis Emilien Atangana, acteur sociopolitique, et précisément un natif de la Lekié, se désolidarise des agissements d’une certaine élite qu’il qualifie de prédatrice et peu représentative. Sous un ton ferme, le jeune homme qui a véritablement acquis sa notoriété, lors des dernières élections municipales du 30 septembre 2013 à Monatélé, obtenant officiellement avec sa liste 41% des suffrages exprimés, déshabille ses pépés. « A l’observation, je me suis toujours demandé si la définition et le sens noble de l’élite collait à ces individus qui semblent avoir littéralement tropicalisé et vidé de son contenu une telle valeur sociocommunautaire, qui allie capacités personnelles exceptionnelles, leadership élevé, sens du devoir et de la générosité, contribution particulière au progrès collectif, haute valeurs et qualités morales entre autres », souligne-t-il.
Pour cette fois, Denis Emilien Atangana, constate pour s’en offusquer que « l’élite de la Lekié vient encore étaler sur la place publique ses pitreries ». A l’origine de la scabreuse situation, la correspondance de Benoît Ndong Soumhet, adressée le 13 février dernier à Henri Eyebe Ayissi. Le premier signifiant au second la mise à l’écart de la plupart des élites dans la réflexion et la conception d’actions relatives au fonctionnement du Rassemblement démocratique du peuple camerounais dans leur département. Au cœur de cette bataille de « mauvais goût », il est reproché au ministre délégué à la présidence de la République en charge du Contrôle supérieur de l’État d’avoir convoqué une réunion, sans concertation préalable, visant à collecter 8 millions de Fcfa en guise d’effort de guerre volontaire de la Lékié contre la secte islamiste nigériane Boko Haram. Seulement le département, n’est pas à son premier scandale.

Hideur
Nombreux se souviennent encore des sorties manquées au sujet de l’insécurité et de la menace terroriste de Boko Haram à la suite du fameux et non moins rétrograde « appel de la Lekié » du 31 Aout à Obala, qui a failli ébranler le fragile consensus national contre cet ennemi commun alors naissant. Et pour l’acteur sociopolitique, « Le vrai peuple digère encore difficilement l’appel du 08 Novembre 2007 orchestré déjà par cette élite de la Lekié pour la modification de la Constitution du 18 Janvier 1996 visant la levée du verrou de la limitation du mandat présidentiel ». Une pratique qu’il taxe de moyenâgeuse et qui fait aujourd’hui, selon lui, honte dans les nations modernes, y compris en Afrique. D’autant plus que la localité, au lieu de se développer, n’est devenue que le théâtre des discordes entre ses fils transformés en élites par « un décret du Prince d’Etoudi ». Une élite qu’il présente comme étourdie, déconnectée et en perte de crédibilité auprès des populations.
Et comme pour apporter une solution à sa dénonciation, Denis Emilien Atangana propose aux personnalités de la zone dont il est natif, de bien vouloir comprendre que les temps sont en train de changer. « L’époque où ils pensaient qu’ils pouvaient disposer de la Lekié et de son peuple dynamique mais abandonné, est révolue », mentionne-t-il. Avant d’inviter les jeunes et les forces du progrès à se détourner des pratiques surannées et de s’investir davantage pour la sécurité, la paix et le développement de la Lekié et du pays.

Luc Justin Kamguia, 237online.com

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