Société

Cameroun – Cimenterie de Kribi : Les ouvriers en colère

C’est une marée d’ouvriers qui s’est déportée ce jeudi matin à la délégation départementale du Travail et de la Sécurité Sociale de l’Océan. Elle réclame le salaire et les meilleures conditions de travail.

C’est après un arrêt de travail de deux jours et pression à la délégation départementale du travail et de la sécurité sociale que l’argent est finalement sorti, sous la méditation de madame le déléguée départementale. « Nous avons saisi le promoteur de cette société qui, il est vraie connaissait quelques difficultés financières ; mais nous avons exigé qu’il fasse tout pour trouver de l’argent ». A expliqué Irène Flore Ngoufo Tseffo. Ainsi, les ouvriers pouvaient passer à la caisse qui s’est improvisée au bureau de madame le délégué.

« Moi, je viens de Douala, rien des termes du contrat n’est respecté. Pas de nutrition, nous sommes 40 ouvriers dans quatre chambres ; n’eût été les gens du village, on serait mort de famine ; ce maigre salaire servira tout simplement à payer les dettes ». Se plaint un ouvrier

Alors que le lancement des travaux s’est déroulé en grande pompe, avec un renfort médiatique, les ouvriers au bout de 45 jours de travail n’étaient pas toujours payés.

Autre curiosité, c’est la confusion qui existe sur l’identité de l’employeur de ces ouvriers.

Ce qui tient lieu de bulletin de paie porte la dénomination de « Confiance Sarl », alors que les ouvriers portent les badges professionnels estampillés «Bâti services».

Les ouvriers travaillent dans une insécurité criarde. Pas de sécurité au chantier, pas d’assurance, et pas de sécurité sociale. Le bulletin de paie n’en fait aucune mention.

Pour madame le délégué départemental du travail et de la sécurité sociale de l’océan, un travail qui exige autant d’engagement physique, mérite un bon encadrement. Elle ajoute que tout sera fait pour accompagner cet employeur afin qu’il respecte les droits des employés, concernant, notamment les salaires.

La plupart des sociétés qui travaillent dans la zone portuaire, brillent par le non respect de la législation du travail.

Joseph Abena Abena

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