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Politique

Cameroun – Célestine Ketcha Courtes : Un contrepoids au président du Sénat

Paul Biya nomme un nouveau ministre de l’Habitat et du Développement urbain et renforce les querelles politiques dans le Nde.

Après six années de présence au ministère de l’Habitat et du Développement urbain, où il avait remplacé son frère Clobert Tchatat, Jean Claude Mbwentchou va céder la place à Célestine Ketcha, épouse Courtès, qui officiait jusque-là avec un retentissement positif à la tête de la commune de Bangangté, dans le département du Ndé. Des délégations sont parties de loin pour célébrer cette nomination, celle d’une femme dont l’aura nationale et internationale plaide en faveur de la nomination aux grandes responsabilités.

Au cours de leur dernière conférence conjointe de section, une frange des militants du Rdpc de Bangangté avait demandé à leur président national de « rééquilibrer la machine ». Selon eux, le poids électoral du Rdpc dans le Ndé se trouve dans la commune de Bangangté, qui dispose de 71% de l’électorat contre 29% pour les trois communes de Bazou (commune d’origine du Munhdu sortant), Bassamba et Tonga. « S’il y a des récompenses, c’est chez nous qu’elles doivent normalement atterrir », expliquait un ancien haut fonctionnaire, qui ne désespérait pas de proter d’une telle hégémonie pour bondir.
Née le 13 octobre 1964 à Maroua, Célestine Ketcha épouse Courtès, avant d’être une femme politique, était un opérateur économique. Titulaire d’un Baccalauréat A4, elle a obtenu un Brevet de Technicien Supérieur en Techniques commerciales et un diplôme d’Études Supérieures de Commerce et d’Économie, qui lui ont permis de travailler comme cadre commercial pour les Cimenteries du Cameroun, avant de songer à lancer ses propres affaires.

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Promotrice de la compagnie Queen Fish, elle a connu des ennuis judiciaires avec son associé Célestin Ketchanga, qui ont conduit le tribunal de grande instance du Wouri à la condamner en juillet 2011 à un an d’emprisonnement avec trois ans de sursis et à plusieurs amendes au trésor public et des dommages-intérêts. Attaquée sans suite sur sa supposée double nationalité lors de sa réélection à la commune de Bangangté où elle trône depuis 2007, elle est allée de lauriers en succès, imposant le respect à la communauté des élus locaux. Lauréat du prix Feicom des meilleures pratiques, elle est depuis décembre 2015, la présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (Refela), en plus de sa posture de présidente de la section Refela-Cameroun.
Présidente de l’organisation des femmes du Rdpc, section de Bangangté, elle est jugée envahissante par les autres acteurs du jeu politique, qui ne ménagent pas leurs efforts pour l’étouffer. Et elle ne s’en laisse pas compter.

Comme Tchouta Moussa

Récemment, l’absence de « Madame le Maire » à la cérémonie de remerciement des populations du Ndé au Président de la République pour la reconduction de Marcel Niat Njifendji à la tête du Sénat a fait couler beaucoup de salive. On le sait, le climat entre ces deux caïmans du marigot politique du Ndé est nuageux depuis une décennie. Et la position trouble du Chef supérieur Bangangté, Nji Moluh Seidou Pokam, en rajoute à la guéguerre qui étend ses tentacules dans d’autres guerres de positionnement. La montée d’Eric Niat, fils du président et actuel 4ème adjoint au maire y serait-il pour quelque chose ? Il se dit que le patriarche préparait son fils pour la remplacer. Et maintenant qu’elle libère la place en devenant plus puissante, il faut scruter ses manœuvres dans la bataille de succession qui s’ouvre.
Reste également à espérer que sa nouvelle fonction lui offre les mêmes chances de voyager et de s’ouvrir aux médias qu’elle affectionne malgré
quelques procès et de continuer à travailler pour le développement local qu’elle accusait certains membres du gouvernement de bloquer. Officier de l’ordre national de la valeur, elle porte d’autres décorations dont celle de l’ordre du mérite sportif. Ses prises d’intérêt dans la Panthère sportive du Ndé, l’équipe mythique de football de ce département actuellement en difficulté, ne sont pas voilées.

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Franklin Kamtche
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