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Cameroun – Célébration : Des jeunes baignent dans l’alcool

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Pour la commémoration du nouvel an, des litres de bières et de ligueur ont coulé avec son cortège de conséquences.

La ville de Yaoundé était bien arrosée le 1er janvier 2019. Afin de célébrer avec faste cette nouvelle année, des habitants de la capitale politique n’ont pas hésité à saisir fermement et à deux mains, les verres remplis de liqueur ou encore de bouteilles de bière en fonction des bourses. « Bonne année », pouvait-on entendre à tout bout de chemin. Comme un mot de passe à la mode, on décapsulait à souhait au rythme des sonorités de l’heure. Dans des snacks d’Essos, Ngousso ou encore à Biyem-Assi, des cuvettes de bières se vidaient à un rythme plaisant : « Mon frère c’est une question d’expérience. On a quoi à faire », nous jette un jeune d’à peine 17 ans. La bière qu’il tenait n’était pourtant pas réservée aux personnes de son âge. « Je m’en fous », crachet-il tout dégoulinant de sueur. Si cette situation ne surprend personne, certains s’inquiètent tout de même pour cette jeunesse devenue de plus en plus encline à l’alcool. Des parents invitent le gouvernement à prendre ce problème à bras le corps afin de sortir ces jeunes de cette dépendance prononcée. « La situation est préoccupante. Avec l’arrivée des snacks, les jeunes ne prennent plus une bière. Ils boivent maintenant dans les cuvettes. Il faut revoir ce secteur », se soucie Albert Nzounou.

Son discours aux airs moralistes ne trouve pas un écho favorable auprès des « buveurs » : il est irrecevable. Des jeunes se déplaçaient en charter d’un coin à l’autre. Un verre de trop était suffisant pour vomir ses « entrailles » devant un monde moqueur et rieur. « Qui t-a envoyé » scandent des congénères. A Etoa Meki, c’est une bagarre « alcoolique » qui a semé la terreur entre groupe de jeunes au nom d’une bière. « Ces jeunes ont appris à boire même derrière la maison parce que des bars s’y trouvent. Les fêtes de fin d’année résonnent très souvent comme une consécration et une compétition de buveur d’alcool entre groupes de personnes. Voilà le moyen de se distraire dans un pays où on rêve de se développer », déplore René Ndu, enseignant. Si les bouteilles de bière glacées ou non glacées sont savoureusement appréciées au sein d’une certaine jeunesse, ce n’est pas en augmentant le prix qu’elle lâchera prise.

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