Cameroun – Carte de presse: Ce que pensent les journalistes camerounais et étrangers

Les confrères des médias nationaux et internationaux réagissent à la nomination de Severin Tchounkeu comme président de la commission de délivrance de la carte de presse par l’arrêté n°054/Pm du vendredi 3 juillet 2015 du Premier ministre chef du gouvernement Philémon Yang.[b]Lambert Ngouanfo, correspondant Agence France presse (Afp): «Débarrasser la profession des faux journalistes»[/b]
C’est une bonne nouvelle pour la profession. La nomination de Severin Tchounkeu comme président de la Commission de délivrance de la carte de presse tombe à pic. La profession de journaliste était semblable à une boutique pour tout vénérant. L’on a vu ici au Cameroun des animateurs de boite de nuit arborer une carte de presse. Ce qui a contribué à ternir l’image du journalisme. Aujourd’hui, nous avons besoin d’exercer un métier qui rayonne et pour cela, il faut se départir des francs-tireurs. Je pense que Severin Tchounkeu est un homme de poigne. Il saura débarrasser la profession des faux journalistes qui écument nos hôtels. Il faut que la carte de presse retrouve sa valeur, quelle participe à l’émulation du journaliste, quelle offre des avantages pour les journalistes qui en disposent.

[b]Henri Fotso, président national du syndicat national de l’audiovisuel au Cameroun (Synavcam): «N’établir les cartes de presse qu’aux professionnels »[/b]
C’est une information qui tombe à point nommé. On commençait déjà à se poser des questions depuis les états généraux de la communication. Je salue donc et félicite le nouveau président de la Commission de délivrance de la carte de presse pour sa nomination. Mon souhait, – et je connais un peu l’homme – Severin Tchounkeu-, est qu’il saura mériter la confiance qui a été placée en lui. Mériter la confiance passera par son engagement à contribuer à l’assainissement du secteur. Il doit éviter les erreurs commises par son prédécesseur et n’établir les cartes de presse qu’aux professionnels. Il devra travailler pour que la carte de presse donne accès à l’information, à un statut social, pour le professionnel et bien d’autres privilèges que nous méritons mais que n’avons pas jusqu’à présent.

[b]Paul Mahel, journaliste à Vox Africa: «Le journaliste qui commet une faute doit être sanctionné»[/b]
La nomination de Severin Tchounkeu à la tête de la commission de délivrance de la carte de presse est une bonne chose. C’est cette commission qui va dératiser la presse au Cameroun. J’espère que la commission Tchounkeu ne sera pas comme la commission Ekoka Sam Ewandé qui était faible. Mon souhait est que la nouvelle commission de délivrance de la carte de presse puisse faire le tri et séparer le bon grain de l’ivraie. Cette commission doit donner la carte de presse aux véritables journalistes et non pas aux humoristes et autres imposteurs. On se rappelle que c’est la délivrance de la carte de presse à un humoriste qui a été la goutte d’eau qui déborde le vase. Ce qui a eu un impact sur la crédibilité et l’image de cette commission. Il faut que le journaliste qui commet une faute soit sanctionné. La sanction peut être un avertissement, une suspension temporaire ou une sanction définitive.

[b]Monique Ngo Mayag, journaliste à Mutations: «Balayer devant sa propre case pour bien assainir la corporation»[/b]
Il faut que Severin Tchounkeu commence par balayer devant sa propre case pour bien assainir la corporation. Il faut crédibiliser la carte de presse et sensibiliser les journalistes sur l’importance de l’avoir. En fait, il faut conforter l’importance qu’il y a à avoir la carte de presse. Il faut que l’on sache ce que la carte de presse peut apporter au journaliste qui exerce le métier au Cameroun. Est-ce que la commission de délivrance de la carte de presse sera indépendante ? Sera-t-elle impartiale? Il y a un problème de budget qui se pose avec acuité et qui a des conséquences sur son fonctionnement. La commission de délivrance de la carte de presse avait quelque chose à partir de l’aide publique à communication.
Il faut que l’on sache clairement d’où vient l’argent qui va permettre à cette commission de fonctionner. Est-ce qu’elle va nouer des partenariats ? Est-ce que ce sera toujours l’Etat qui va financer à 100% avec le risque de revivre la situation précédente ? Séverin Tchounkeu a besoin d’une indépendance financière de cette commission pour mener à bien sa mission. L’existence d’un budget est un aspect majeur pour le bon fonctionnement de cette commission. S’il croit qu’il vient trouver l’argent, qu’il sache qu’il n’y en a pas. Les caisses de la commission de délivrance de la carte de presse sont vides.

[b]Jean-François Channon, journaliste Le Messager: «Quelle marge de manœuvre face aux pressions du sérail ?»[/b]
Ma réaction est mitigée. D’abord heureux de savoir qu’un journaliste professionnel en exercice est président de la commission de délivrance de la carte de presse. Qui plus est, exerce dans le secteur de la presse indépendante. C’est-à-dire ce qu’on appelle généralement la presse privée. Il y a donc un défi à relever. A savoir être à la hauteur d’une immense tâche qui consiste e à assainir une profession en donnant aux journalistes professionnels qui exercent effectivement un outil qui les distingue. De l’autre côté, je me une marge de manœuvre, si les pressions ne viendront pas du sérail demande s’il aura où la plupart de ceux qui nous gouvernent ont leurs journalistes qu’ils entendent imposer malgré tout dans la profession.

[b]Yerima Kini Nsom, journaliste de The post et membre de la commission de délivrance de la carte de presse: «Redonner ses lettres de noblesses au journalisme »[/b]
Je pense que la nomination de Sévérin Tchounkeu à la tête de la Commission de délivrance de la carte de presse est la bienvenue. Nous, les membres de la commission de délivrance de la carte de presse, l’avons proposé parce nous savons qu’il peut assumer la responsabilité de présider aux destinées de cette commission sans difficultés. C’est un ancien dans le métier, un journaliste qui a énormément contribué à l’évolution de la presse au Cameroun. Il a la responsabilité de conduire l’équipe qui va assainir et redonner ses lettres de noblesses au journalisme au Cameroun. Un métier infesté par des charlatans et autres mercenaires

[b]Narcisse Oum, président pour le Littoral du Snjc, Vice-président régional de l’Ajsc et secrétaire à l’organisation du Synavcam.: «Le Snjc sort grandi»[/b]
Je suis très content de la nomination de Séverin Tchounkeu à la tête de la commission de délivrance de la carte de presse. C’est le Syndicat national des journalistes du Cameroun(Snjc) qui sort grandi dans le bras de fer qui l’opposait à l’ancien bureau de cette commission. Une victoire qui démontre la capacité du Snjc à assainir le milieu de la presse dans notre pays.

[b]Thierry Ngogang, journaliste Africa 24: «Mettre de l’ordre là où il y a le désordre»[/b]
La nomination de Severin Tchounkeu à la tête de la Commission de délivrance de la carte de presse est une tres bonne chose. Cette commission sort de sa léthargie et est enfin réhabilitée. La présence des confrères de renom au sein de la Commission de délivrance de la carte de presse est une garantie de ce que les choses pourraient être bien faites. C’est notre souhait. Il faut mettre de l’ordre là où il y a le désordre.

[b]Christophe Boisbouvier, journaliste Rfi: «Je lui fais entièrement confiance pour relever les défis»[/b]
Severin Tchounkeu est un honnête homme. Je lui fais entièrement confiance pour relever les défis auxquels il sera confronté à la tête de la commission de délivrance de la carte de presse. C’est une grande responsabilité. C’est un patron de presse qui a de l’expérience dans l’exercice du métier de journaliste.

[b]Charles Ndongo, éditorialiste et Directeur de l’information TV à la Crtv: « La garantie que les choses vont se dérouler dans l’impartialité »[/b]
Ma réaction ne peut être que positive .pas seulement par ce que Severin Tchounkeu est mon ami, mais parce que c’est la garantie que les choses vont se dérouler dans l’impartialité. Les journalistes ont tendance à n’obéir qu’au tribunal des pairs. Voilà une occasion offerte à la presse de mettre de l’ordre en son sein. La commission prendra la décision de manière collégiale. La décision sera acceptée. On ne pouvait y pourvoir meilleur choix.

[b]Pierre Essama Essomba, chroniqueur à CameroonTribune et membre de la commission de délivrance de la carte de presse.: «L’impératif de crédibiliser la carte de presse»[/b]
C’est l’aboutissement d’un processus. Nous les membres de la commission de délivrance de la carte de presse avons proposé SeverinTchounkeu au poste de président. Le ministre de la communication avait tamisé la liste des propositions avant de nous la soumettre pour recueillir nos avis. Le plus important c’est l’impératif de crédibiliser la carte de presse. Il faut que l’on donne à cette commission tous les attributs pour qu’elle puisse bien fonctionner.

[b]E.K.K[/b]

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