Cameroun – CAMAIR-CO: Le Dja toujours cloué à Addis Abeba

L’unique avion long-courrier de la compagnie aérienne nationale ne pourra reprendre du service qu’au terme du remplacement d’une pièce (stringers), actuellement en fabrication dans les ateliers de Boeing.
Après la rumeur qui circule depuis quelques jours au sujet du non-règlement des frais de prestation d’Ethiopian Airlines par la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co), et qui aurait maintenu au sol à Addis-Abeba, le seul gros porteur de la compagnie aérienne nationale (le Boeing 767-300 ER, le Dja), on en sait un peu plus sur le sort de cet aéronef grâce à des explications fournies au sein de la direction générale de l’entreprise située au quartier Akwa de Douala, ce mercredi 17 février 2016. Selon des sources internes, le Boeing 767-300 a quitté le Cameroun pour les ateliers d’Ethiopian Airlines le 09 novembre 2015. Ceci, à l’occasion d’une grande visite technique programmée depuis des mois par la compagnie. 237online.com « Le Dja est allé en Ethiopie pour une maintenance préventive. Il s’agit du CheckC, l’une des dernières étapes de la maintenance où l’on désosse l’avion, pour l’inspecter à fond et détecter des anomalies. C’est donc après cette maintenance préventive qu’on a trouvé une corrosion sur la partie arrière de l’aéronef. Il s’agit d’une attaque, mais ce n’est pas un drame. Notre malchance a juste été que cette attaque exige que certaines pièces soient remplacées. Et dans notre cas, c’est Boeing, le fabriquant d’avion, qui doit le faire. Puisque les pièces (stringers) qui ont été touchées ne sont pas disponibles sur le marché. Et le temps de la livraison par Boeing prendra un peu temps, parce qu’il faut les fabriquer », explique Orphe Sone, chef de Département contrôle et maintenance en ligne de Camair-Co. A l’en croire, même si la compagnie aérienne nationale connaît des tensions de trésorerie, du fait de sa dette, le non-règlement des frais de prestation du Dja n’est en rien à l’origine de la maintenance prolongée de cet avion en Ethiopie. 237online.com L’avion, qui a quitté le Cameroun le 09 novembre 2015, a, apprend-on, été remplacé par un Boeing (gros porteur) obtenu en location auprès des loueurs d’avion, pour couvrir les lignes internationales de Camair-Co. « Vous voyez donc qu’il n’y a pas le moindre désagrément que la maintenance du Dja aurait causé à la clientèle de l’Etoile du Cameroun, contrairement à certaines mauvaises langues. Puisque le rôle que joue le Dja est valablement assuré par ce gros porteur qui a été loué, en attendant le retour du 767-300 ER », précise un responsable de la direction marketing et commercial de la compagnie. Alors que certains s’interrogent sur la situation des autres avions (04 autres sur 05) présents dans la flotte de Camair-Co, le chef de Département contrôle de la maintenance en ligne de la compagnie se veut rassurant. « En arrivant ici (direction de la maintenance de Camair-Co, située à l’ancien aéroport, NDRL) ce matin, vous avez vous-même constaté que l’un des Boeing 737-700 ER est actuellement dans nos ateliers, où il subit une maintenance. Quant au second (737-700 ER), il est actuellement en train de voler. Quant aux MA 60, ils n’ont pas de problème. Ils sont aussi en exploitation, en train de voler », indique Orphe Sonne. La maintenance des aéronefs est, apprend-on, une exigence des autorités régulant l’aviation civile ; mais également celle des institutions en charge de la certification (IATA, par exemple) des avions appelés à survoler l’espace aérien de nombreux pays de la planète. « Un directeur général d’une compagnie, fut-il, celui de Camair-Co, ne peut se lever un matin et gérer la maintenance des avions inscrits dans sa flotte comme il entend», conclut-il.

Joseph Roland Djotié

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