Cameroun: Bientôt une bibliothèque mobile

La ministre de la Culture l’a annoncé jeudi dernier, lors de la célébration de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.[pagebreak]La ministre des Arts et de la Culture (Minac), Ama Tutu Muna, a présidé jeudi dernier à la Centrale de lecture publique (Clp) à Yaoundé, la cérémonie marquant la célébration de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (Jmlda). «Les Camerounais ne lisent pas beaucoup, c’est un constat qu’on peut faire. Mais nous sommes en train de mettre en place le projet pilote d’une bibliothèque mobile, et nous avons pensé aussi à moderniser la lecture en permettant à ceux qui le souhaitent de pouvoir lire à travers les Tic. Je pense qu’avec ce nouvel outil, nous pourrions amener le livre proche des populations», a-t-elle déclaré. Histoire de réconcilier les Camerounais à la lecture.

La Jmlda est l’occasion de reconnaître le pouvoir des livres pour améliorer nos vies et de les soutenir, ainsi que ceux qui les produisent, selon l’Unesco. Ce d’autant plus que «les livres sont des plates-formes inestimables pour la liberté d’expression et la libre circulation de l’information, qui sont des composantes essentielles de toutes les sociétés aujourd’hui. L’avenir du livre en tant qu’objet culturel est inséparable du rôle de la culture dans la promotion de voies de développement plus durables et inclusives», indique cette agence des Nations unies.

Ecriture
La cérémonie du 23 avril dernier venait ainsi clore une série d’activités de trois jours organisée par le Minac dans le cadre de cette célébration. Une cérémonie qui a fait salle comble, avec la présence dans le public de nombreux élèves. Aussi riche en créations qu’en genres, on a eu droit à une restitution variée et diversifiée des travaux des différents ateliers. Mais c’est la restitution des travaux de l’atelier d’écriture ludique qui a beaucoup séduit l’assistance. Elle qui visait à fournir des outils nécessaires aux écrivains amateurs, dans le but de les amener à s’intéresser à l’écriture et enrichir la production littéraire nationale à travers leurs publications avenirs.
Ses participants, qui étaient des jeunes membres d’un club littérature, journal ou de tout autre groupe littéraire, ont excellé dans la nouvelle et la poésie. Les invités ont alors eu droit à des textes dont le thème portait sur la «la femme.» En passant par les déboires, les misères, les souffrances, les pleurs d’une femme maltraitée, ignorée et trompée par son époux, à la sublimation de cet être au cœur tendre, aimable et plein de douceur, ces «écrivains en herbe», ont balader le public à travers leurs écrits. Des productions aux histoires captivantes et émouvantes qui, malheureusement, ont laissé plus d’un sur leur faim. Ainsi que des ouïes insatisfaites qui ne demandaient qu’à en écouter davantage.

Mélanie Ambombo

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