Cameroun – Babouantou de Douala: Comment Martin Kamako sème le trouble à l’ordre public

Non seulement il s’autoproclame chef de cette grande famille du département du Haut-Nkam dans le Wouri, mais également, il sape l’autorité du roi et les lois de la République. 
Usurpation de titre de chef de la communauté Babouantou de Douala, insultes graves à l’égard du chef supérieur de groupement Babouantou, sa majesté Pierre Kaleuk Mongoue, incitation à la révolte contre les institutions de la République, trafic d’influence, violation de domicile et menace de mort. Tels sont les agissements par lesquels brille ces derniers temps, Me Kamako Martin, avocat au barreau du Cameroun et fils babouantou résidant à Douala.  Son dernier fait d’armes est fort évocateur et trahit mal ses ambitions anarchiques. Il vient d’organiser à Douala, des journées culturelles pourtant interdites par le sous-préfet de Douala II et sans l’aval d’André Tchoualeu, chef de la communauté babouantou désigné par le roi Pierre Kaleuk Mongoue conformément aux us et coutumes. Mais comment en est-on arrivé là ?
La folle odyssée de Me Kamako démarre en juillet 2014. A l’époque, André Tchoualeu, désigné représentant personnel du chef supérieur du groupement babouantou à Douala et chef de la communauté babouantou du Wouri depuis mai 2008 par sa majesté Pierre Kaleuk Mongoue, décide de se faire assisté dans son travail par un conseil supérieur. Le nouvel organe est appelé à l’aider à gérer financièrement la communauté. Le 27 juillet 2014, Me Kamakeu Martin est élu à la tête dudit conseil. Malheureusement, l’avocat va profiter de cette élection pour se prévaloir chef de la communauté babouantou de Douala.
Face à ce désordre, le chef supérieur du groupement convoque une réunion de crise à Babouantou, le 14 février 2015. Tous les protagonistes sont présents et prennent chacun la parole. Au terme de cette consultation, sa majesté Pierre Kaleuk Mongoue rappellera à tous que le représentant du chef de groupement partout au Cameroun et selon les textes, reste le chef de la communauté dans sa communauté. De ce fait, il confirmera André Tchoualeu comme son représentant et chef de la communauté babouantou à Douala. Pour conclure son propos, il indique : «J’invite Me Kamako, président du conseil de la famille et M. Tchoualeu, mon représentant et chef de famille, à marcher main dans la main… »
Malgré ce rappel à l’ordre, l’avocat va persister dans l’usurpation de titre. Il signe désormais : chef de la communauté babouantou de Douala. Une attitude qui va obliger le chef supérieur du groupement de ses gongs. Le 21 octobre 2015, il rend publique une décision dans la quelle il précise que, conformément au décret n°77/245 du 15 juillet 1997 portant organisation des chefferies traditionnelles et vu le statut particulier des chefs traditionnelles de l’Ouest : «L’attribution du titre des chefs de famille d’une communauté relève de la compétence exclusive du chef supérieur du groupement babouantou». L’article 2 de ladite décision confirme André Tchoualeu au poste de chef de la communauté babouantou de Douala. Toute chose qui ne va pas freiner les ardeurs de l’homme en robe noire.
Me  Kamakou se décide à organiser des journées culturelles babouantou à Douala du 9 au 23 janvier 2016, sans l’aval du chef de la communauté.  Ce dernier saisit le sous-préfet  de Douala qui immédiatement, par décision n°78/D/C19.02/SP du 30 décembre 2015, annule la tenue de cette fête foraine. Curieusement, le lendemain 31 décembre, l’avocat fait diffuser un communiqué dans le quel il exclut André Tchoualeu de la communauté. Personne ne sait en vertu de quel pouvoir. Plus grave, il tient son festival, maintenant le clair-obscur au sein de la communauté babouantou de Douala. Un pourrissement de situation qui se passe sous le regard complice des dignitaires babouantou de la capitale économique tels, l’ancien ministre Michael Tomdio, les opérateurs économiques Noucti Tchokwago et Noue Manfred. Mais l’on se demande jusqu’où ira cette folie de grandeur.

René Atangana

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