Cameroun – Baba Danpullo : Attention à cet homme !

Baba Ahmadou Danpullo

C’est une lutte sans merci qui se joue pour le contrôle de Nextel Cameroun S.A, le dernier-né des trois opérateurs de téléphonie cellulaire sur le marché camerounais lancé le 12 septembre 2014.

Dans cette bataille, le sulfureux Baba Ahmadou Danpullo veut absolument en découdre avec le premier ministre, joseph Dion Ngute, un citoyen à la fois honnête et travailleur. A ses yeux, le patron du gouvernement agit en violation des normes parce qu’il refuserait de l’aider à faire main-basse sur l’entreprise Nextel. Nextel est détenu par deux actionnaires à savoir le Groupe Vietnamien Viettel-Group et Bestinver. Pour atteindre son objectif, Baba qui se croit la caverne d’Ali Baba, rivalise d’imagination dans ses attaques pernicieuses. Une meute de journaux à sa solde est mobilisée pour abattre à « tout prix et à tous les prix » le Pm.

Usant des arguments pour lesquels les Vietnamens utilisent une main d’œuvre extérieure, Danpullo a été vomi. Présenté comme l’une des premières fortunes du Cameroun, il a perdu toutes les chances de s’accaparer Nextel. Il a été débouté par les tribunaux. Nonobstant cela, le sulfureux homme d’affaires ne lâche pas. Selon plusieurs sources diplomatiques, Baba Danpullo affirmerait désormais qu’il a déboursé plus de 80 milliards de Fcfa pour « corruption » dans la cadre de l’acquisition des licences 2G et 3G à Nextel .Pour lui donc, le Cameroun serait un pays extrêmement corrompu où tous les services se paient. Une déclaration qui nous atteint au plus profond de notre fierté de citoyen et notre dignité d’humain.

Plusieurs personnalités ont finalement tourné le dos au Milliardaire camerounais. C’est le cas du directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (Art), des ministres des postes et télécommunications, de l’emploi et de la formation professionnelle et de ses soutiens à la présidence de la République. Tous ont refusé de coller leurs noms à cette « mafia » orchestrée par un entrepreneur qui n’a pas le sentiment d’avoir enfreint le protocole d’entente qui le lie à Viettel, cette entreprise étrangère qui a la règle de droit de son côté. Oui il vaut mieux ne pas croire à un Danpullo qui fait figure d’oppresseur. En l’écoutant, on peut facilement se faire avoir, une fois de plus, une fois de trop. Qui ne croit pas à ce qu’il dit n’est pas déçu. Mais Danpullo a-t-il peut-être oublié : « qu’il n’est pas de république sans vertu », ont théorisé deux philosophes, Jules Romain Barni, l’un des pères fondateurs de la gauche et Montesquieu.

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