Cameroun – Agriculture: 6,5 milliards F Cfa pour les petits exploitants

Ce prêt de financement de la Banque islamique de développement vise à améliorer leur production.

[pagebreak]L’augmentation de 10% des revenus des petits exploitants, ainsi que l’amélioration de 25% de leur sécurité alimentaire. C’est l’impact prévu sur 80. 000 familles de petits exploitants du Programme d’amélioration de la productivité agricole des petits exploitants
(Apape), lancé vendredi dernier à Yaoundé. Leurs bassins de production se trouvent dans 15 départements dans huit régions du pays : Bénoué, Dja et Lobo, Faro, Haute Sanaga, Kadey, Lom et Djerem, Mbam et Inoubou, Mbere, Meme, Menoua, Moungo, Mvila, Noun, Nyong et Kelle, et Sanaga Maritime.
Etalé sur 5 ans, l’Apape est financé sous la forme d’un prêt de la Banque islamique de développement (Bid) à hauteur de 6,5 milliards F Cfa. Cette enveloppe contribuera, selon le coordonateur du programme, à passer d’une agriculture familiale à une agriculture de seconde génération tournée vers la commercialisation. Les produits concernés par ce programme proviennent des cultures vivrières, en l’occurrence les arachides, le maïs, le manioc et des haricots, entre autres. A terme, les rendements agricoles des cultures cibles vont croître d’au moins 50% grâce à une plus grande utilisation des variétés de semences à haut rendement dans les exploitations. Ce résultat va également influer sur les pertes post-récoltes, qui seront réduites de 15%. L’Apape comprend six composantes, qui ont pour principaux objectifs d’améliorer la santé et la fertilité des sols à travers la mise en place des systèmes de gestion intégrée de la fertilité des sols ; d’améliorer la production et la disponibilité des semences de qualité, des variétés améliorées de différentes spéculations ; de mettre en place un mécanisme de financement abordable pour les petits exploitants et la construction des infrastructures en adéquations permettant d’améliorer la qualité de la transformation des produits agricoles et faciliter leur commercialisation.
En fait, la mise en exécution de ce programme par le gouvernement rentre dans le cadre de l’amélioration de l’appareil de production. C’est pourquoi il a signé un accord de prêt en mai 2013 avec la Bid au bénéfice de l’Apape. Vu que la Banque islamique de développement(Bid), en réponse à la crise alimentaire mondiale de 2008-2009, avait initié un programme spécial pour l’amélioration de la production de ses pays membres les moins avancés de l’Afrique sub-saharienne.

Pascal Dibamou

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