Cameroun: A la découverte de «La loi de la nature» de Dynastie Le Tigre

Dynastie revient avec des featurings qui donnent un éclat particulier à son second opus. Deux ans après la sortie de son premier album «Totopiiii», Dynastie Le tigre revient avec un nouvel album de 15 titres baptisé «La loi de la nature.» Un second album qu’on pourrait qualifier de mature. En écoutant «Papa sort de la cuisine», titre chanté en duo avec l’humoriste Moustik le Karismatik, ou «Kdt », un autre featuring cette fois avec Michael Kiessou, on sent bien que le jeune chanteur cherche encore son empreinte musicale.
Du rap, du RnB, du high-life, du bol… sont autant de rythmes qui colorent cette galette musicale, sortie officiellement le 30 mai dernier. Est-ce à cause de la pauvreté de la syntaxe qui fait défaut à certains titres ? Non, est-on tenté de répondre. Car les titres «Stop au sida», «Mani kaaaaka» et «Hommage à papa et à maman» l’illustrent à suffisance. Mais la voix du chanteur, aux accents aigus et graves, frisant parfois le pathétique, manque souvent d’affirmation dans les messages qu’il cherche à faire passer. Messages ô combien pertinents. Et ce, bien que tournant autour d’une même thématique : la femme.

[b]Passé[/b]
Le langage familier, crédo de l’artiste, atténue le plaisir qu’on éprouve en écoutant «Juste un peu», titre chanté en «feat» avec le groupe X-Maleya. Toutefois, la musique est fluide dans ce titre. A l’écoute, l’ouïe s’y prête volontiers. De quoi hérisser le poil. Idem avec le titre «Prend soin d’elle». Un morceau dans lequel le rappeur Stanley Enow apporte son identité. Derrière les paroles du titre «Hommage à papa et maman» notamment, on ne perçoit pas cette volonté de rupture, ou une envie de faire table rase avec le passé.
En effet, le titre «Joue-moi le medjang» semble comme retenir Dynastie dans le passé. Avec Michèle Mbarga à la basse et aux percussions, Dynastie au piano, Dj Kriss à la batterie, Tiger Production a mis tout en œuvre pour que «La loi de la nature» ait un écho favorable auprès du public. Un album dans lequel on retrouve cinq titres phares extraits de son premier opus. Le «camfranglais» – mélange de camerounais, de français et d’anglais -, utilisé dans les trois-quarts des chansons, dénote de la jeunesse de l’artiste et du milieu dans lequel il a vécu.

[b]Nadine Ndjomo[/b]

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