Boko Haram: les purges affaiblissent la faction de Abubakar Shekau

Bien avant même que l’Etat Islamique (EI), organisation à laquelle Boko Haram avait prêté allégeance en mars 2015, ne nomme Abu Musab Al Barnaoui à la place d’Aboubakar Shekau en 2016, les luttes internes à la secte terroriste faisaient rage.
La scission née de la contestation de la décision de l’EI par Aboubakar Shekau n’a fait qu’amplifier la violence interne dans la faction historique du mouvement : celle d’Aboubakar Shekau. L’enregistrement sonore obtenu par l’agence de presse AFP, dans lequel en décembre 2016, Aboubakar Shekau assume la paternité de la mort d’un de ses commandants, AbuZinnira, en donne un aperçu. Il justifie l’élimination de son ancien compagnon par la découverte d’un complot ourdi par ce dernier contre sa personne. Cet événement n’illustre pas seulement la violence d’Aboubakar Shekau, du reste déjà connue, mais le défi permanent dont il fait de plus en plus l’objet, y compris chez ceux qui lui sont restés fidèles.

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