L’Allemagne a pris une « décision historique » sur la livraison d’armes à l’Ukraine et continuera de le faire, a déclaré ce mercredi aux journalistes le chancelier allemand Olaf Scholz.
« Nous avons effectué de nombreuses livraisons, nous en effectueront d’autres, y compris d’armes lourdes », a-t-il précisé. Dans le même temps, « il importe d’éviter une confrontation directe entre l’Otan et la Russie », a-t-il souligné. Il a ajouté que Berlin « agissait en coordination avec ses alliés » dans ce domaine.
Olaf Scholz est souvent la cible de critiques voulant que l’Allemagne livre trop lentement des armes à l’Ukraine. Il a rejeté à plusieurs reprises de telles affirmations, indiquant que l’aide militaire à Kiev, notamment de la part de l’Allemagne, avait contribué à la capacité défensive du pays.
L’assistance militaire
La semaine dernière, Olaf Scholz a annoncé que Berlin fournirait à l’Ukraine un système de défense antiaérienne IRIS-T. Il a rappelé en outre que sur entente avec les Pays-Bas, l’Allemagne livrerait aux autorités de Kiev douze obusiers Panzerhaubitze 2000 (PzH 2000), les soldats ukrainiens suivent actuellement une formation pour leur utilisation. Le 18 mai, le ministère allemand de la Défense a annoncé que, dans le cadre d’un échange circulaire, le pays fournirait à la République tchèque quinze chars Leopard 2 A4 en vue d’accorder une assistance militaire à l’Ukraine. Un schéma similaire a été concerté avec la Grèce.
Kiev a plus d’une fois reproché au gouvernement allemand de faire traîner en longueur l’approbation des livraisons d’armes. Le Conseil fédéral de sécurité, qui réunit les principaux ministres allemands, garde depuis près d’un mois le silence au sujet de l’exportation d’une centaine de véhicules de combat d’infanterie Marder du groupe Rheinmetall. Citant des sources du gouvernement ukrainien, le média Welt a pour sa part affirmé que les livraisons à l’Ukraine de véhicules antiaériens Gepard, que Berlin a promis à Kiev, étaient bloquées parce que la partie allemande n’avait toujours pas réussi à acheter un nombre approprié de projectiles.
Le président Vladimir Poutine a déclaré le 24 février qu’en réponse à une demande d’aide des Républiques du Donbass, il avait décidé de lancer une opération militaire spéciale. Il a souligné que Moscou n’avait pas l’intention d’occuper des territoires ukrainiens et que l’opération avait pour objectif la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine. Les États-Unis et leurs alliés ont alors décrété des sanctions massives contre la Russie et intensifié leurs livraisons d’armes à Kiev qu’ils ont réalisées déjà pour des milliards de dollars.
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