Le père de la petite Joyce a pris la parole. Dans un live TikTok diffusé ces derniers jours, il a raconté sa version des faits, minute par minute, depuis le moment où il a récupéré sa fille à l’Olympic Glory School d’Odza à 13h30, jusqu’à la découverte du sang dans le pot de l’enfant, vers 15h. Son récit est précis. Mais il ne referme aucune question.
Ce que le père a dit
Il était seul avec Joyce ce jour-là. Après l’avoir récupérée à l’école, il s’est arrêté à la pharmacie acheter des médicaments pour son fils aîné, malade. Arrivé à la maison, Joyce a demandé à faire ses besoins, puis est allée se coucher. Comportement inhabituel, dit-il, mais rien qui l’ait vraiment alerté sur le moment.
C’est en allant vider le pot qu’il découvre du sang. Sa femme et lui déshabillent l’enfant. Saignements à l’avant et à l’arrière. Ils partent immédiatement pour une clinique. Le constat médical est posé.
Le père insiste sur un point. Il est drépanocytaire, a longtemps souffert pour devenir père, et n’a que deux enfants. Joyce, dit-il, est tout pour lui.
Pourtant, les interrogations des internautes ne portent pas sur sa parole. Elles portent sur les détails physiques du récit. Comment une enfant de 3 ou 4 ans, après un tel traumatisme, aurait-elle pu quitter l’école, monter en voiture, s’asseoir normalement, sans que rien ne soit visible ? Comment le père n’aurait rien constaté en aidant l’enfant à s’installer sur le pot ?
Certains évoquent l’hypothèse d’un antalgique administré avant ou après les faits, ce qui expliquerait l’absence de réaction visible. Rien ne confirme cette piste à ce stade.
Ce que l’école n’a pas fait
Le lendemain des faits, les parents se sont rendus à l’Olympic Glory School pour consulter les enregistrements des caméras de surveillance. L’école a refusé.
C’est le point qui cristallise la colère.
Si l’établissement n’avait rien à cacher, ce refus reste inexplicable. La commission d’enquête administrative, dont la descente terrain était prévue le 28 mai 2026, doit précisément vérifier ces dispositifs et consulter les enregistrements disponibles. On ne sait pas encore si ces images existent toujours, ni si elles ont été préservées.
Les avis restent partagés sur les réseaux sociaux. Certains pointent l’école, d’autres estiment que les faits ne peuvent pas s’y être produits au vu de la chronologie. Une utilisatrice, Agahtejosiane Kengne, résume ce que beaucoup pensent : « Le fait de cacher les vidéos de surveillance en dit long sur eux. »
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Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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