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Le courant électrique tue. Faisons-y attention

L'économie camerounaise aux mains de l'étranger : Air France et Brussels Airlines leaders du transport aérien au détriment de Camair-Co

L'économie camerounaise aux mains de l'étranger : Air France et Brussels Airlines leaders du transport aérien au détriment de Camair-Co

L’augmentation de 26% enregistrée sur les vols commerciaux au Cameroun, en 2016, semble avoir le plus profité à la compagnie aérienne turque.

Selon les statistiques de l’Autorité aéronautique, ce dynamisme observé dans le ciel camerounais, a permis à Turkish Airlines cette année-là, d’intégrer le trio des leaders du transport aérien dans le pays, derrière Air France et Brussels Airlines. En 2014, cette 3ème place était encore occupée par le transporteur aérien public camerounais Camair-Co qui, en dépit de difficultés financières, avait réussi à damer le pion aux compagnies africaines telles qu’Ethiopian Airlines, Kenya Airways, Royal Air Maroc, ou encore Asky Airlines ; principalement à cause de son monopole sur les destinations domestiques.
La restructuration en cours de Camair-Co, dont l’une des mesures phares a été la suspension des vols vers l’extérieur du pays (ils reprennent progressivement depuis 2017, Ndlr), a visiblement fait les bonnes affaires de la compagnie turque, 5ème du marché en 2014, ex-aequo avec Asky. Les statistiques de l’Autorité aéronautique révèlent également que le leader du marché, Air France,

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a également fait les frais de la rude concurrence que se livrent les compagnies aériennes dans le ciel camerounais, en ne contrôlant que 20% du marché en 2016, contre 21% en 2014. «Les principales compagnies aériennes régionales telles que Ethiopian Airlines, Kenya Airways, Royal Air Maroc, Asky Airlines et Air Côte d’Ivoire continuent de resserrer leur position sur le marché des services aériens au Cameroun.», précise l’Autorité aéronautique.


Français et Chinois à l’assaut des gros projets routiers et autoroutiers
Ce sont les Français et les Chinois qui gagner généralement les marchés des projets routiers et autoroutiers : Razel, Sogea, Chec, Tractebel, Egis, etc. Par, exemple, le projet d’installation de 14 péages routiers automatisés sur certains axes bitumés au Cameroun est pratiquement à son dernier virage. Après le dialogue de préqualification finalement conduit du 29 janvier au 16 février 2018, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, invite les groupements d’entreprises actuellement en compétition, à déposer leurs offres finales au plus tard le 28 mai prochain.
Le premier groupement est constitué de Razel, Bec et Société Egis Projects. Le second consortium englobe Vinci Highway, Sogea Satom et Vinci Concessions. Le troisième groupement est composé de Group Five, Intertoll Africa Limited. Chacun des candidats en compétition, doit rédiger et déposer une offre composée des trois plis : administratif, technique et financier. On retrouve toujours les mêmes dans d’autres gros chantiers. C’est l’entreprise Sogea Satom qui réalise les travaux de construction du second pont sur le Wouri. Elle déjà a procédé au clavage final, signifiant la jonction des deux parties de l’ouvrage côté Déïdo et côté Bonabéri.
Sur les autoroutes, c’est davantage les Chinois à la manoeuvre. La société China Highway Engineering Company (Chec) construit l’autoroute Edéa-Kribi (38,5 Km), l’axe autoroutier reliant la ville de Kribi au village de Lolablé pourrait ainsi devenir la toute première infrastructure de ce type à être construite dans le pays. Kribi-Lolablé est construite par la société China Highway Engineering Company (Chec), la même qui a construit le port en eau profonde de Kribi, officiellement entré en service au mois de mars 2018, devenant ainsi la plateforme portuaire la plus importante sur la côte ouest-africaine. L’entreprise chinoise China First Highway Engineering Co Ltd a la charge du projet de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala, Air France et Brussels Airlines leaders du transport aérien au détriment de Camair-Co visant à construire un réseau routier moderne d’environ 215 km entre les deux plus importantes villes du pays. Le coût global des travaux est estimé à 284 milliards FCFA. La China Communications Construction Company Ltd est en charge de la construction de la section rase campagne (11 km) de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen. La section dite urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen a été attribuée à trois entreprises. Il s’agit de Synohydro (5,8 km), de la China Road and Bridge Corporation (1,9 km) et d’Arab Contractors (2,1km). Le coût total du projet de cette infrastructure autoroutière est de 189,8 milliards FCFA. Les travaux ont démarré le 2 mai 2014 pour une durée de 36 mois, et auraient dû s’achever depuis mai 2017.


Français, Turcs, Italiens, etc. font main basse sur le BTP
Pour ce qui concerne la CAN 2019, la Fédération indique que le Cameroun, sur la base du cahier des charges convenu avec la CAF, a lancé un vaste programme de construction et de réhabilitation de ses infrastructures sportives, évalué à des centaines de milliards de FCFA. La Fecafoot indique que le pays bénéficie, pour cela, d’importants concours financiers de pays amis. Il cite, en l’occurrence, l’Italie, pour la construction du complexe sportif d’Olembé qui comprend notamment un stade couvert de 60 000 places et deux stades d’entraînement, diverses facilités sportives et un hôtel quatre étoiles de soixante-dix chambres. Le président de la Fecafoot cite également la Turquie, pour la construction du complexe sportif de Japoma qui comprend notamment un stade couvert de 50 000 places et deux stades d’entraînement, diverses facilités sportives et des structures d’hébergement de soixante-dix chambres. Il en est de même pour le Canada, pour la réhabilitation, par la société Sodevi, du stade de la Réunification et d’un stade annexe, ainsi que quatre terrains d’entraînement à Bafoussam ; la France, pour la réhabilitation des stades de Mbappe Lepe et de Bonamoussadi. Ou encore du Royaume-Uni, pour la réhabilitation du stade Roumde Adjia de Garoua, ainsi que la construction d’un stade annexe et d’un hôtel quatre étoiles de soixantedix chambres.


Italiens Chinois, et Marocains bien campés dans le logement
L’Italien Pizzarotti doit monter, à Mbankomo, une zone industrielle devant abriter des unités de production de matériaux de construction et autres éléments préfabriqués des logements. Dans le cadre de ce projet, des accords de financement, d’un montant de 115 milliards FCFA, ont été conclus le 1er mars 2017, entre la partie camerounaise et la banque italienne Intesa Sanpaolo. Cette dernière a déjà pourvu les financements pour la construction d’un stade de 60 000 places à Yaoundé, en prélude à la CAN 2019 qu’abritera le Cameroun. Entre temps, Marocain Alliances Construction, gère le projet de construction de 800 logements sociaux confiés, en 2014, à l’entreprise pour un montant de 40 milliards FCFA, sur financement du Groupe Banque Atlantique. Last but not the least, la SNC Shenyang (Société nationale de Chine pour la coopération internationale économique et technique de Shenyang) est en charge de la construction de 3 200 logements sociaux au Cameroun. La délégation chinoise a annoncé la commercialisation de 1 520 logements dès 2018. Et concernant spécifiquement la deuxième phase de construction de 3200 logements (qui pourraient passer à 3400 selon le Minhdu).


Nigeria et France : un duopole en dur dans le marché du ciment
Cimencam, filiale de Lafarge Holcim, envisage la construction d’une nouvelle cimenterie à Yaoundé (précisément à Nomayos) d’une capacité de 500 000 tonnes. Cette nouvelle usine pourrait être achevée en 2019 et portera la production de l’entreprise à 2 millions de tonnes. De son côté, le Nigérian Dangote a entrepris les travaux de construction d’une nouvelle usine toujours dans la capitale camerounaise, Yaoundé. Capacité : 1,5 million de tonnes. Ce qui fera une production globale de 3 millions de tonnes pour l’entreprise. Enfin, Cimaf envisage une extension de l’usine de Douala, la capitale économique, qui devra porter les capacités de production de l’entreprise de 500 000 à 1,5 million de tonnes. Les travaux y relatifs pourraient être achevés en 2019. Avec ces capacités de production installées projetées en 2019, le Minepat classe Dangote comme leader du marché du ciment (45%) suivi de Cimencam (30%), Cimaf (22%) et Medcem (3%)


Maixent Fegue, Expression Economique

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