Next
Sport Pari 1xbet

Cameroun : Un projet contre l'émigration clandestine

Cameroun : Un projet contre l'émigration clandestine

La conférence de presse de lancement du projet « Look I am back » a été donnée ce 11 septembre 2018 à la fondation Muna à Yaoundé.

C’est par deux témoignages émouvants que s’ouvre ce point de presse à l’auditorium de la fondation Muna. Le premier est celui d’Olga. Après 2ans hors de sa terre natale la jeune camerounaise est revenue sur le calvaire qu’elle a vécu pendant ce temps au Koweït. Elle croyait pouvoir y poursuivre ses études, mais s’est vue prise dans un piège…« J’étais en fait une marchandise, une esclave » des clients l’avaient achetée et lui faisaient subir toutes sortes d’atrocités. Elle explique notamment avoir plusieurs fois été contrainte de mettre toute seule de la propreté dans un bâtiment de près de quatre niveaux « le repos n’était pas permis…je mangeais les restes de nourritures quand il y en avait ». De l’eau salée ou des bouts de pain, ç’aura été le repas de Fabrice Essomba pendant son séjour en Libye. Paludisme, mal de tête, blessures…« Peu importe la douleur que tu avais,

on te donnait le même médicament ». En captivité, cet homme qui a plusieurs fois été copieusement battu explique que des démarches pour sa libération avaient été entamées vainement « parce que lorsque vos ravisseurs obtiennent la somme qu’ils espéraient de vos proches, d’une prison vous êtes lâché dans un désert d’où vous serez kidnappé après moins de 3 heures de marche. » le Mao, comme on l’appelle, se souvient avoir séjourné dans plus de trois prisons libyennes ; de là, seuls les plus forts pouvaient s’évader ou manger pendant que les faibles étaient abattus et jetés dans des fosses communes. À la queue de leur épopée, les deux se sont dits fiers d’être de retour au pays natal. Une résolution qui résume bien le projet « Look I am back ». En le mettant sur pied Hervé Tcheumeleu a voulu mettre fin à un carnage ; la déshumanisation de ses frères africains et les milliers de morts dans la Méditerranée. l’arme du Ceo du centre des médias africains de l’Allemagne est la sensibilisation qui se décline en trois axes. Il y a la production du journal MOLAA, magazine gratuit dédiée à cette lutte (dont 40 000 exemplaires seront produits à chaque parution), des ateliers de coaching aux migrants rapatriés seront organisés. Et comme l’a indiqué Robert Alain Lipothy, président de l’association des rapatriés et de lutte contre l’émigration clandestine du Cameroun, des séances de coaching et autres actions de sensibilisation seront menées dans quatre régions du Cameroun (Centre, Sud, Littoral, Ouest). Si le reproche a été fait aux initiateurs de ce projet de ne pas approcher les politiques pour apporter des solutions durables à ce phénomène, Hervé Tcheumeleu et les siens rassurent qu’en dehors des actions de sensibilisation, ce projet se fera plus pragmatique dans les années qui viennent.


Romulus Dorval KUESSIE,237online.com

Laisser un commentaire

Les champs marqués d'un astérisque (*) sont obligatoires.

Validez votre Email une unique fois. Pas de commentaire tribal, violent, injurieux, diffamatoire, raciste, antisémite, négationniste, obscène ou publicitaire ici. Merci!

Haut de page

Partenaires

Habari-cemac