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Coopération médicale: déjà deux hôpitaux de référence construits par la Chine au Cameroun

Coopération médicale: déjà deux hôpitaux de référence construits par la Chine au Cameroun

La présence médicale chinoise est bien visible à travers le pays.

Elle est presque aussi ancienne que les relations diplomatiques entre la Chine et le Cameroun qui datent de 1971. La coopération médicale entre les deux pays remonte au 9 juin 1975. Réputée pour la qualité de sa médecine, la Chine veut faire bénéficier de son expertise à son partenaire camerounais. Si aujourd’hui de nombreux citoyens chinois se sont installés au Cameroun en clientèle privée, le volet officiel du partenariat entre l’Empire du Milieu et notre pays est bien visible, à l’instar des autres pans de la riche coopération bilatérale.


Les équipes médicales à Mbalmayo et Guider
Comme indiqué plus haut, il faut remonter au 9 juin 1975 pour voir les germes de la riche coopération entre la Chine et le Cameroun. Ce jour-là en effet, est signé un protocole d’accord relatif à l’envoi par la Chine d’une équipe médicale au Cameroun. Deux villes vont servir de lieu

de chute à celle-ci : Mbalmayo, actuel chef-lieu du département du Nyong-et-So’o dans le Centre et Guider dans le Mayo-Louti, région du Nord. La première équipe médicale débarque donc à Mbalmayo en 1975 alors que Guider accueille la sienne un an plus tard. Les soins administrés aux patients, dont certains viennent même de pays voisins du Cameroun, vont de la médecine générale à la chirurgie, en passant par l’acupuncture, les soins orthopédiques, la stomatologie, la radiologie et l’anesthésie. Si cette coopération a connu un arrêt entre 1980 et 1985, elle reprendra à la faveur de la signature d’une deuxième convention entre les deux pays. Ainsi donc, tous les deux ans, ces équipes médicales, constituées d’une cinquantaine de personnes, dont pour l’essentiel des médecins, se relaient au Cameroun, au grand bonheur des nombreux patients qui apprécient, outre la qualité des soins, leur coût peu élevé.


L’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé
Le complexe abritant cette infrastructure hospitalière se dresse fièrement au quartier Ngousso à Yaoundé. C’est l’un des fleurons visibles de la coopération médicale entre le Cameroun et la Chine. L’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé (HGOPY) a été inauguré le 28 mars 2002 par le président de la République Paul Biya. Un jour plus tard, il était ouvert au public avec lancement d’une journée de consultations gratuites. S’il se veut spécialisé dans les soins de la mère à l’enfant, il offre néanmoins de nombreux autres services. C’est le 26 octobre 1993 que le président de la République, Paul Biya, en visite officielle en Chine, procédait à Pékin à la signature de l’accord de crédit en vue de la construction et l’équipement de cet hôpital. Le 7 mai 1998, le Premier ministre, chef du gouvernement d’alors procédait à la pose de la première pierre de la structure.


L’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala
C’est le 23 janvier 2014 que le président de la République, Paul Biya a signé le décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala (HGOPED). Cette structure sanitaire a notamment entre autres missions, de dispenser des soins gynécologiques, obstétricaux et pédiatriques de qualité. Cet autre fleuron de la coopération entre la Chine et le Cameroun est né à la suite de l’accord de prêt signé lors de la visite effectuée par le président Paul Biya en Chine en novembre 2006. C’est le 17 novembre 2015 que l’infrastructure, située en plein quartier Yassa à Douala, et qui a coûté la bagatelle de 15 milliards de F, est inaugurée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang. L’hôpital a officiellement ouvert ses portes au public le 25 août 2015. Outre les soins attendus, l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala a également pour mission de contribuer à la formation professionnelle et au perfectionnement du personnel, en même temps qu’il offre un champ d’exploration à la recherche médicale dans les disciplines gynécologiques, obstétriques et pédiatriques.


Jean Francis BELIBI

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