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Le courant électrique tue. Faisons-y attention

Cameroun-Congo Brazzaville: Déjà trente mois et... toujours rien ! :: Cameroon

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En ce jour du 08 octobre 2013, cela fait trente mois (30), jour pour jour que notre compatriote et frère Tchamba Ngassam Melvin a disparu à Zanaga au Congo Brazzaville. Notre compatriote Melvin Tchamba Ngassam a disparu dans la nuit du 07 au 08 avril 2011 dans le district de la Zanaga en République du Congo.

Cet ingénieur était en mission de travail pour le compte de la société Geospatial Technology Group Congo. Le technicien avait été initialement recruté, par GTG Cameroun sise à Tsinga et muté en octobre 2010 à la GTG Congo.
En réalité la disparition de Melvin Tchamba Ngassam n'est officialisée par les autorités congolaises qu'au moment du dépôt de la plainte à Sibiti par la société Geospatial Technology Group Congo (GTGC) le 21 avril 2011 . Entre-temps ses collègues, ses proches parents, et les observateurs avisés auront pu constater que:

Avant sa disparition dans la nuit du 07 au 08 avril 2011 vers 3h40, comme l'atteste son cochambrier Tetuh Elvis, le disparu était «sorti au moins trois fois entre 22 heures et 24 heures». Alors comment n’a-t-il pu être vu ni entendu au moment de sa disparition, dans un coin aussi reculé du Congo-Brazzaville comme Zanaga, où

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les maisons sont séparées entre elles par de grands arbres sur une distance d’environ 50 mètres?

des objets personnels appartenant à Melvin Tchamba Ngassam étaient effectivement restés sur son lit au moment de sa disparition (passeport, alliance de mariage, ordinateur portable, lunettes médicales, diplômes...).

Melvin Tchamba Ngassam se trouvait à Zanaga alors que sa mission professionnelle aurait dû le conduire et s'arrêter à Dolisie, comme il est indiqué sur son ordre de mission n°7 établi à Pointe Noire le 1er octobre 2010. Autre fait troublant: le chauffeur Congolais qui l'y avait conduit (avec ses collègues) a curieusement démissionné de Geospatial Technology Group Congo (GTGC) quelques semaines après l’annonce de la disparition.

De manière tout aussi surprenante l'employeur de Melvin Tchamba Ngassam a requis, à peine quelques jours après sa disparition, un certificat de décès auprès des autorités judiciaires de la république du Congo. Si des raisons de continuité de l'activité sociale peuvent expliquer un tel empressement, comment comprendre cette fébrilité à déclarer le décès de son employé le lendemain de sa disparition inexpliquée, et surtout non élucidée, alors même qu’aucune preuve formelle de sa mort n'existe?

Autant de zones d'ombre qui auraient nécessité une enquête à l'évidence plus longue, du moins plus approfondie que celle qui fut menée par les autorités congolaises. En effet dans la logique de l'article 117 alinéa 2 du code de la famille congolais, un homme disparu est d'office considéré comme mort au bout de six mois. Ce qui instaure inévitablement le doute sur une telle conclusion hâtive, et nourrit surtout des soupçons sur la pertinence des investigations menées.

L'urgence de ré-ouvrir l'enquête policière et judiciaire

Diverses démarches ont été entreprises en vue d'élucider la mystérieuse disparition de Melvin Tchamba Ngassam. Sa famille, ses collègues de travail et ses anciens camarades de la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles de l’Université de Dschang (Réseau Fasa-Alumni) à l'ouest Cameroun, ont saisi les administrations compétentes au Cameroun et en République du Congo.

Au niveau du Cameroun, avec l’appui de l'avocat camerounais Me TCHATCHOUA, une plainte a été déposée au bureau Central Interpol de Yaoundé. Le 26 mai 2011 l'épouse du porté disparu, Irène Tchamba a introduit une requête auprès du Ministère camerounais des Relations Extérieures. Toutes ces démarches sont restées vaines et infructueuses.

Au Congo-Brazzaville, le premier secrétaire de l’Ambassade du Cameroun Monsieur Antoine Batha a adressé une correspondance au procureur général de la cour d'appel de Pointe-Noire. L’enquête préliminaire ouverte par la Justice congolaise n’a malheureusement pas été menée dans les règles de l'art, et fut plutôt un étalage d'amateurisme de bout en bout.

À l'évidence les autorités camerounaises et congolaises n'ont pas fait preuve d'un zèle extraordinaire pour retrouver l'ingénieur Tchamba Ngassam Melvin, ou du moins pouvoir localiser puis identifier ses restes si d'aventure il serait effectivement décédé. Elles donnent davantage l'impression par leur silence assourdissant de s'être toutes les deux remises à la dure loi de la fatalité, qui prévaut si souvent lorsque les ressortissants de ces pays sont touchés par des tragédies imprévues ou inexpliquées. Pour essayer de sortir de la torpeur officielle, le «Collectif Retrouvez Tchamba Ngassam Melvin» vient de mettre une pétition citoyenne en ligne, demandant notamment la ré-ouverture des enquêtes sur cette mystérieuse disparition.

Deux (02) années après la mystérieuse disparition de l'ingénieur Tchamba Ngassam, nous en appelons respectivement au Président du Congo-Brazzaville son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO et à son homologue du Cameroun son Excellence Paul BIYA pour œuvrer à la réouverture d'une enquête policière et judiciaire (au besoin conjointe). En effet deux États qui promeuvent la libre circulation de leurs ressortissants (dont des jeunes talents) au sein de l'Union économique de l'Afrique centrale ne peuvent s'en remettre uniquement à la fatalité chaque fois que l'un des leurs disparaît de manière inexpliquée.

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