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Cameroun - Ligue de football professionnel: C'est l'argent qui manque le plus

Cameroun - Ligue de football professionnel: C'est l'argent qui manque le plus

La Lfpc compte lancer le championnat le 1er février prochain, alors que les clubs réclament des subventions. Cette saison, comme la précédente, les championnats nationaux de football ont été reportés (du 18 janvier au 1er février), faute de moyens pour le démarrage.

Mais, contrairement à l'année dernière, la situation est plus critique cette année, dans la mesure où le championnat démarre sans sponsor. Mobile télécommunication network (Mtn) s'étant retiré, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) se retrouvent sans sponsor pour les accompagner. Il est clair que le départ de Mtn laisse un grand vide, car en dehors des subventions de l'Etat, c'est cette entreprise qui soutenait les clubs camerounais. Mtn donnait, selon Melvin Akam, son chargé de la communication, environ 700 millions de FCFA. L'année dernière encore, le football camerounais a bénéficié de 654 millions de FCFA de cette entreprise.

Mais les raisons du départ de Mtn méritent d'être sues, afin de comprendre quel est le vrai problème du sponsoring du football au Cameroun. Après 11 ans aux côtés des clubs, l'entreprise sud-africaine a décidé de se retirer. Karl

Toriola, le directeur général de Mtn Cameroon, dans une interview qu'il a accordée au quotidien Cameroon Tribune en novembre, expliquait: «Nous avons, en effet, décidé de résilier le contrat qui nous lie à la Ligue de football professionnel du Cameroun. Nous allons par conséquent nous retirer du sponsoring des compétitions nationales Mtn Elite One et Mtn Elite Two au terme de la saison sportive 2012-2013. Mtn a été la toute première entreprise à s'intéresser véritablement au football des clubs au Cameroun. Depuis 2002, nous avons investi sept milliards de FCFA pour soutenir l'organisation des compétitions nationales par la Fédération camerounaise de football, au départ, et la Ligue par la suite». Le manager a poursuivi: «Les conditions inacceptables dans lesquelles les championnats nationaux sont de plus en plus organisés, et cette année en particulier, nous oblige de revoir profondément notre stratégie de soutien au football camerounais. Nous 'souhaitons nous assurer que notre investissement contribue réellement au développement du football local et son rayonnement (...) aucun club camerounais ne s'est imposé sur la scène continentale. Aucun joueur majeur n'a été révélé par les compétitions nationales dont l'organisation demeure incertaine et parfois chaotique. Nous pensons qu'il y a lieu de faire les choses différemment et d'obtenir de meilleurs résultats». Selon Mtn, la mauvaise organisation qui caractérise ces championnats, marqués par les multiples interruptions, programmations et contre-programmations, est en grande partie à l'origine de son retrait.

Quid de Camtel?
Comment ne pas comprendre Karl Toriola, quand on est dans un pays où les matchs se jouent dans des stades qui résonnent creux, où il y a à peine 500 supporters? Mais, David Nkotto Emane, le directeur général de Cameroon telecommunication mobile (Camtel), semble ne pas prêter attention à cet état de choses, lui qui a annoncé, le 23 décembre 2013, que son entreprise, allait désormais sponsoriser les championnats nationaux de première et deuxième division. «Si le conseil d'administration de Camtel a mis long, c'est aussi parce qu'il y a une question qui a été posée: est-ce que Camtel va accompagner le football camerounais? Parce qu'il y a un opérateur dont je n'ose pas pro¬noncer le nom qui est en train de vous fausser compagnie (aux responsables de la Ligue, ndlr). C'est cette question qui a été posée et reposée. J'ai été moi-même surpris par cette question. Je dois dire que si c'est le vœu de l'ensemble des Camerounais, le directeur général de Camtel ne dira pas non. Et nous avons les moyens pour le faire (...) C'est une fierté pour nous, parce que voici deux structures, deux institutions, qui arrivent au moment où on les attendait le moins. Tout le monde savait que pour le sponsoring de la coupe du Cameroun, c'est un autre opérateur et non Camtel. Et Camtel vient et s'installe. Et je crois que Camtel est installé durablement. Camtel est là pour vous accompagner (...) Camtel est là pour accompagner le sport camerounais», a pompeusement lancé David Nkotto Emane.

L'annonce de Camtel inquiète pour deux raisons. La première c'est que la date de la reprise n'a pas été respectée, preuve d'un manque de sérieux et de moyens. Et Emile Onambélé Zibi, le président de l'Association des clubs d'élite du Cameroun (Acec), n'a fait que confirmer la thèse d'un manque de moyens: «Les championnats ont été reportés à cause du manque de moyens; les clubs n'ont pas d'argent, la Ligue de football non plus. Dans ces conditions, il est impossible de commencer à jouer». De cette première raison découle la seconde: l'entreprise Camtel, selon certains observateurs, ne disposerait pas d'assez de moyens pour subventionner le championnat. A ce sujet, Roger Milla a son mot à dire: «Je ne pense pas qu'au Cameroun, on doive permettre un championnat à 19 équipes, parce que, si à 14 équipes, nous connaissions des difficultés, ce n'est pas à 19 que ce sera aisé. Et, pour ce qui est du sponsoring, il faut que les gens fassent attention. Même si le directeur général de Camtel a annoncé la venue de cette entreprise. Camtel est une société d'Etat; le Directeur général n'a pas décidé que Camtel va sponsoriser tout un championnat. Il faut des milliards pour sponsoriser un championnat et je ne sais pas où le directeur de Camtel va trouver l'argent pour sponsoriser tout un championnat du Cameroun».

Ligue cherche sponsor
Une source de Camtel nous a révélé hier que Camtel serait, en ce moment, en train d'étudier l'éventualité d'un abandon. Toutes nos tentatives de joindre les responsables de la communication de Camtel sont restées vaines. Mais, mardi dernier. Pauline Thérèse Manguélé, la secrétaire générale de la Lfpc par intérim, a semblé confirmer les informations confiées par nos sources à Camtel. «Nous cherchons le sponsor, nous travaillons dessus. Et puis, à une époque, il n'y avait pas de sponsor, mais le championnat se jouait». La quête de sponsor dont parle Mme Manguélé peut aussi laisser croire que Camtel n'est pas apte.

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