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Cameroun: Le gouvernement en guerre contre les cybercriminels

Cameroun: Le gouvernement en guerre contre les cybercriminels

Pour contrer les méfaits des criminels et autres cyberdissidents, l'état entend déployer un système de monitoring des conversations sur internet.

Le gouvernement camerounais a présenté le 29 mars dernier, sa stratégie pour sécuriser son cyberespace. Un document qui fait la synthèse des différentes mesures à préconiser pour lutter contre les cybercriminels et les cyber-délinquants.
« La stratégie nationale de cyber-sécurité en cours d’élaboration vise l’arrimage du Cameroun à un cyberespace sûr et résilient afin d’assurer le développement économique grâce aux Technologies de l’information et de la communication », a souvent expliqué la ministre des Postes et Télécommunications, évoquant comme conséquences directes, la recrudescence de la délinquance, de la radicalisation de la jeunesse et des pertes financières.
Le document présenté selon nos informations, au cours d’un Conseil de Cabinet organisé dans les services du Premier ministre trace la voie à suivre par le gouvernement, pour lutter efficacement contre ces fléaux devenus monnaie courante au Cameroun. La menace est en effet polymorphe. Elle vient tout aussi bien de petits escrocs, de groupes

mafieux, d’islamistes et de sécessionnistes radicaux ou encore de services étrangers.
La circulation des informations inexactes, relatives à la crise dite anglophone sur les réseaux sociaux donne toute la mesure du danger. Car les Bot-network operators (des robots), les groupes organisés, les Pédophiles et prédateurs sexuels, les cyber-terroristes, les spammeurs, les insiders et les hackers ne dorment pas.
« Les menaces dues à la cyber-sécurité résultent de la complexité des liaisons de télécommunications et des infrastructures TIC, pense Minette Libom Likeng. Elles mettent en péril la sécurité nationale, l’économie, la cohésion sociale, la démocratie, la santé, la culture et nos différents modes de vie ». Ainsi donc, l’une des idées fortes est donc logiquement de renforcer la défense contre les cyber-menaces en consolidant la sécurité du cyberespace camerounais.
Et cela passe nécessairement par des actions visant à : protéger les infrastructures d’informations critiques et les systèmes d’informations ; combattre la cybercriminalité, le cyber-terrorisme et gérer les menaces cybernétiques ; construire et renforcer les capacités et expertises nationales en matière de cyber-sécurité ; favoriser la sensibilisation et la vulgarisation de la cyber-sécurité ; promouvoir le partage des informations et la collaboration ; et garantir la confiance dans le cyberespace camerounais.


La stratégie du gouvernement
Pour y parvenir, indiquent nos sources, le gouvernement camerounais songe à un certain nombre de mesures dont les premières sont d’ordre technique. Ici, il devrait notamment s’agir de l’homologation des équipements de réseaux de télécommunications connectés et des dispositifs d’accès, le contrôle et la surveillance permanente des infrastructures critiques nationales, à travers des approches et des technologies de gestion des risques normées aux standards internationaux. La deuxième vague de mesures est d’ordre organisationnel et vise à identifier les parties prenantes et mettre en œuvre les plans d’action contre d’éventuelles attaques.
Puis, il y a les mesures de renforcement des capacités en définissant par exemple les plans opérationnels de sensibilisation, en introduisant dans les programmes scolaires à partir du primaire, les notions sur la cyber-sécurité et en mettant à la disposition des fonctionnaires, des formations sur la cyber-sécurité etc.
Le gouvernement songe aussi à mettre sur pied une cyber-législation efficace basée sur des réglementations nationales qui permettent de réguler le cyberespace, et de faciliter l’identification et la poursuite des cybercriminels. « Une telle législation devrait porter sur la création d’une Agence nationale de cybercriminalité », apprend-on. Enfin, le dernier axe des mesures de lutte concerne la coopération internationale.
« Les politiques de sécurité nationale se limitent aux frontières alors que la cyber-sécurité demeure un défi sans limite d’espace, nécessitant le renforcement de la coopération en vue de la sauvegarde de la souveraineté des pays, martèle la ministre des Postes et Télécommunications. Il est donc essentiel pour le Gouvernement de travailler avec des partenaires nationaux et internationaux afin de retrouver et identifier les criminels partout où ils se trouvent et démanteler leurs infrastructures et leurs réseaux d’accès ».


Arthur Wandji

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