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Cameroun - 1er octobre en zone anglophone: Les évêques anglophones parlent de génocide

Cameroun - 1er octobre en zone anglophone: Les évêques anglophones parlent de génocide

Les évêques de la conférence épiscopale de Bamenda, qui regroupe les diocèses des deux régions anglophones du Cameroun, ont rendu publique vendredi 6 octobre une déclaration sur les manifestations et le couvre-feu imposé aux deux régions anglophones le week-end dernier, lors de la proclamation symbolique de l’indépendance de ces deux régions.

Entre 10 et 17 personnes avaient été tuées, selon les sources. Tout en appelant au dialogue et en condamnant les violences d’où qu’elles viennent, les évêques dénoncent dans des termes particulièrement sévères le comportement des forces de l’ordre.
« Nous condamnons la barbarie et l’usage irresponsable d’armes à feu contre les civils non armés par les Forces de défense et de sécurité, même en réaction à des provocations », écrivent les évêques anglophones dans leur communiqué.
Ils affirment notamment que certains fidèles ont été ciblés par des gaz lacrymogènes au sortir de la messe, d’autres « pourchassés dans leurs maisons, certains arrêtés, d’autres mutilés, tandis que d’autres encore – dont des adolescents sans défense et des personnes âgées – ont été tués par des tirs, notamment depuis des hélicoptères ».
Ils déplorent aussi que certains corps de victimes aient été « emportés on ne sait où », selon leurs

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termes, et évoquent de nombreuses arrestations.Un appel à peine voilé à une « épuration ethnique ».
Ces évêques vont plus loin : d’après eux, le fait que des officiels qualifient de « terroristes » certains Camerounais anglophones est « une manière subtile d’appeler à ce qu’on peut décrire comme une « épuration ethnique » ou un « génocide » puisque tous les anglophones sont désormais considérés comme terroristes et en tant que tels, peuvent être éliminés ».
Les religieux appellent à la libération de tous les prisonniers liés à la crise, préalable nécessaire selon eux à un dialogue qui doit s’ouvrir au plus vite.Contactées vendredi soir, les autorités disent vouloir prendre le temps d’étudier le communiqué pour répondre de manière appropriée à ces accusations, d’autant plus qu’elles émanent d’hommes d’Eglise.

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