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Cameroun: Mieux connaître l'ulcère de Buruli

Cameroun: Mieux connaître l'ulcère de Buruli

La semaine de sensibilisation a été lancée par Msf vendredi à l’université de Douala. Cette semaine est importante parce que depuis trois ans, nous nous sommes rendu compte que malgré tout le travail abattu, cette maladie n’est pas très connue du grand public ».

Le Dr Geneviève Ehounou, coordinatrice médicale de Médecins Sans Frontières (Msf), explique la raison d’être de la 3e édition de la semaine de sensibilisation sur l’ulcère de Buruli. Opération d’information lancée ce 6 décembre à la Faculté de Médecine et des Sciences pharmaceutiques de l’université de Douala. Thème, « chaque dépistage précoce est une victoire ».

Deux activités notamment au programme. D’abord, une exposition de stands au travers desquels le public a découvert ce qu’est l’ulcère de Buruli et suivi le circuit de traitement d’un patient. Ensuite, le symposium tenu dans le bâtiment René Essomba. Deux actions en droite ligne de l’objectif de la semaine : «Mieux faire connaître la maladie. Parce que si les professionnels de santé ne sont pas informés, il sera difficile de la diagnostiquer. Il faut aussi informer les communautés sur le fait que l’ulcère de Buruli est une maladie transmise par

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un microbe. Et que cette communauté-là puisse nous aider à faire une détection précoce et envoie les malades à l’hôpital », explique le Dr Ehounou. La semaine se poursuit jusqu’à ce vendredi 13 décembre à Yaoundé et Akonolinga. Akonolin-ga où le taux de prévalence est l’un des plus élevés au Cameroun : « En 2012, on a recensé autour de 80 à 100 cas et cette année, nous sommes à une trentaine de nouveaux cas inclus », ajoute le médecin.

Cette mission de vulgarisation vise, à long terme, à inscrire l’ulcère de Buruli dans les enseignements. « Nous sommes avancés. Le premier atelier que nous avons tenu en juillet dernier était en collaboration avec plusieurs universités.

L’objectif sera de créer un diplôme interuniversitaire incluant les universités de Yaoundé et Douala, de Genève et les sociétés de plaies chroniques européenne et suisse. Ceci pour mettre en place ce module de prise en charge des plaies chroniques et de l’ulcère de Buruli », termine la coordinatrice médicale de Msf.

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