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Cameroun - Autoroute Yaoundé-Douala: Mille raisons d'évoluer à contre-fil

Cameroun - Autoroute Yaoundé-Douala: Mille raisons d'évoluer à contre-fil

La livraison de cette infrastructure routière débutée en octobre 2014 par la firme chinoise China First Highway Engineering Co (CFHEC) ne pourra pas être effective d'ici le 13 octobre 2018 comme prévu pour plus d'un motif.

En raison des pratiques frauduleuses, de corruption et autres  manœuvres collusoires dans le cadre d’un appel d’offre pour un contrat en République démocratique du Congo, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé le 15 septembre 2014, l'exclusion de l'entreprise chinoise China First Highway Engineering Co de la liste de ses partenaires pour une durée de trois ans. Ce qui n'a pas suffi pour inquiéter les officiels camerounais, car un mois après cette annonce -le 13 octobre 2014- le projet de construction de l'autoroute Yaoundé-Douala se voit confier à cette même entreprise; sans doute le reflet d'un mauvais casting. 338 670 000 000 francs Cfa allouées pour la construction de l'infrastructure mais des grèves du personnel, sont répétitives pour des raisons de rétributions ou de régularisation, en filigrane on note une consommation de délais d'un peu plus 38,5%, pour un taux d’avancement estimé à 22%. A l'évidence

une autre enquête de la BAD au Cameroun dans le cadre de ce projet ne manquerait pas de révélations choc, et pourquoi pas, de sanctions.  
Dans la mosaïque des raisons qui expliquent cette inertie, on évoque également la remise en cause de certaines exonérations prévues dans le contrat de l’entreprise Groupement Scet Tunisie/Louis Berger (maître d’œuvre technique) du projet, notamment la taxe sur les produits pétroliers et la lenteur dans le paiement des indemnisations
Par ailleurs, certaines indemnisations des riverains concernés par ledit projet routier sont plombées à cause des procédures judiciaires jugées longues par les ayant droit. Pour Koung A Bissike, ministre du Cadastre, des Domaines et des Affaires foncières (MINCADAF), le fait que le coût foncier ne soit pas intégré dans le montant global des projets de route s’ajoute à l'éventail des obstacles qui participent à la non-évolution des travaux. De plus, les délais de sécurisation des terrains nécessaires à la réalisation des infrastructures routières ne sont pas comptabilisés dans le chronogramme global du projeté.
Plafonner la livraison du projet de construction de l'autoroute Yaoundé Douala en fin octobre 2018 est le miroitement d'un optimisme à n'en point douter de ses tenanciers, mais dans les faits, il faudra user de patience -si le Cameroun tient tant à certains partenaires- ou prendre promptement des décisions probantes pour qu'enfin la route soit.  

Romulus Dorval KUESSIE, 237online.com

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