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Cameroun: Quand la corruption, l'impunité et le clientélisme suscitent les motions de soutiens 

Cameroun: Quand la corruption, l'impunité et le clientélisme suscitent les motions de soutiens 

Après la sortie de l’ambassadeur des États-Unis sur la retraite du président Paul Biya, les thuriféraires du régime ont fait une sortie cordonnée pour demander au président Biya d’être une fois de plus candidat à la présidentielle de 2018.

Le président Biya dirige le Cameroun depuis 35 ans. Ruiné par la corruption, l’inertie et l’impunité, le premier créancier du pays qui finance 70 % des projets a stoppé tout décaissement pour le compte du Cameroun. Alors que plusieurs centaines de milliards de FCFA se sont volatilisés dans les projets sans impact sur l’économie, l’incompétence des dirigeants est révélée par la Caisse Autonome d’amortissement le président Biya et les chinois.


Dignitaires Sawa
Les dignitaires Sawa avec la bénédiction des ancêtres ont signifié leur soutiens au président Paul Biya, c’était le 28 Mai 2018.’’Attitude logique, le président Biya laisse ceux qui les arrosent de billets dans l’impunité.’’ Explique un analyste politique.
132 me sur 140 dans le classement des villes les plus invivables au monde en 2016 , entre quartiers populaires non tracés, des quartiers entiers n’ayant jamais reçu la moindre goutte d’eau de l’entreprise publique Camwater ,des

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logements non disponible, les montagnes de déchets de ménages servent désormais de repères . La Route Bonabassem-Bonamoussadi depuis 4ans, 2 km, les engins sont tous les jours sur le site et le projet n’est pas encore à moitié.
Sous le regard complice des élites Sawa, le gouvernement a réussi ce qui n’a jamais été réalisé au monde, construire un pont sur un autre, plus de 120 milliard sur un pont alors que le premier venait d’être rénové il y a peine 6ans à 13 milliards de FCFA .Vous pouvez passer 4 h de temps à traverser un pont long de 700 mètres à cause des embouteillages.
Initialement ce pont devait partir de Dibombari , traverser Lindi pour Akwa Nord et permettre à ceux qui viennent du Nord, de l’Ouest et du Nord-Ouest de ne plus se retrouver à Deido.


Elites du Sud
Le vendredi 25 mai 2018, les élites de la Région du Sud ont fait publier dans le quotidien gouvernemental “Cameroon Tribune, une motion de soutien appelant le Chef de l’État à se représenter à la prochaine élection présidentielle.
Pour ces élites du sud, Paul Biya serait le candidat de la région. Au Cameroun comme ailleurs, les populations ont intégré un concept à leur imposé appelé Elite ‘’se sont des monstres, des véritables vampires qui tirent leur substances vitales des populations pour se positionner dans la gouvernance par clientélisme du régime’’ explique Epaphrase Hol du mouvement C’est le Moment.
Meyomessala est le village d’origine du président Biya, comme partout dans le sud, les populations disent n’avoir rien profité du président Biya. Un calcul politique selon Hubert Mono Ndjana ‘’ ne pas consentir d’extravagantes faveurs est une manière de prouver qu’il œuvre pour l’ensemble des Camerounais et non pour son seul village. C’est un calcul politique à valeur pédagogique.’’ Même si dans le fond, les ¾ d’ordonnanciers de dépenses publiques sont du Sud.
La ville de Mvomeka est dans le noir, pas d’éclairage publique, pourtant une centrale solaire a été livrée en 2015 par la firme chinoise Huawei Technologies évalué à 454 million de FCFA, selon les populations elle ne profite qu’à la famille présidentielle. Pas de Morgue dans la localité, sur les 120 logements sociaux financés depuis 2004 par le crédit foncier, 14 ans après, les 10 premiers logements témoins ne sont pas encore prêts.


Tchiroma et les élites du grand nord Nord
Selon Issa Tchiroma Bakary , ministre camerounais de la communication a annoncé que son parti politique soutiendra le président Biya jusqu’à ce que Dieu décide. Il est ministre de la communication et PCA de la CRTV .
70 % de jeunes dans le grand nord sont accro au Tramol, sur les statistiques sur la faim, l’évaluation de la sécurité alimentaire en situation d’urgence révèle que la Région de l’Extrême-Nord est particulièrement touchée par la faim avec 35,5%, suivi de la Région d’Adamaoua avec 18,7% et la Région du Nord avec 10%.
Le plus grave, c’est qu’ils ne gèrent pas les 30 % des fils du septentrion qui n’ont pas d’état civil, donc n’existent pas du tout. Cela 60 ans après les indépendances.


Albin Njilo


 

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