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Cameroun - Crises au sein du Tonnerre Kalara CLUB : les vérités d'ONAMBELE ZIBI et de MANI ESSOMBA

Cameroun - Crises au sein du Tonnerre Kalara CLUB : les vérités d'ONAMBELE ZIBI et de MANI ESSOMBA

Reçus ce 19 mars 2017 dans le cadre d’un programme de la Radio Nationale, les deux hommes qui se présentent chacun comme le président du Tonnerre Kalara Club ont tour à tour, au fil d’un duel, levé un coin de voile sur les différents points de contention au sein de l’équipe non sans avancer les raisons de leur légitimé.

Suspendu récemment par Jean Claude TSILA (préfet du Mfoundi) en raison d’irrégularités et de menace à la sécurité, le Tonnerre Kalara club de Yaoundé se résume toujours à deux présidents, deux staffs et deux sélections pour la simple raison, explique MANI ESSOMBA, que le patriarche ONAMBELE ZIBI refuse d’honorer sa promesse «Compte tenu de son âge, son état de santé il avait jugé qu’il ne pouvait plus gérer les affaires du Tonnerre, c’est pour ça qu’il avait sollicité que je vienne auprès de lui pour m’occuper du Tonnerre ». Si Emile ONAMBELE ZIBI reconnait dans le courant de leur collaboration (longue de deux ans) avoir déclaré précisément « si vous faites remonter le tonnerre je vous le rends », le patriarche précise que malgré le pari passablement réussi « moi je ne veux  pas m’éterniser là  [à la présidence du Tonnerre, NDLR], j’ai envie de le restituer aux fils

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honnêtes, mais pas aux fils honnêtes de la rue, Tonnerre ne mérite pas cette humiliation là ». Ce qui n’a rien pour refreiner voire, dissuader MANI ESSOMBA. Le bilan des dix années de son protagoniste n’est de son avis pas reluisant, l’homme aurait de peu exposé le Tonnerre à la relégation ; « Il  n’a pas de moyens, il est vieux, fatigué et par conséquent ne peut pas tenir une équipe », un sondage mené auprès des membres de l’association, de l’élite de la circonscription, des supporters aurait conforté cette position.

Deux assemblées générales, deux présidents
La première assemblée générale ayant pour cadre l’hôtel de ville de Yaoundé a connu la participation des deux hommes, l’ordre du jour était sans équivoque, l’élection d’un nouvel exécutif pour le Club. Selon les dires de MANI ESSOMBA, l’assemblée était résolue à « sauver le Tonnerre » autrement dit, à élire un leader autre qu’ONAMBELE ZIBI. C’est  sentant la fin de son règne approcher que le patriarche est « sorti de façon catastrophique avant la fin des travaux » de cette assemblée. Une assise qui s’est  tout de même soldée par l’élection de MANI ESSOMBA comme président du TKC en remplacement d’Emile ONAMBELE ZIBI. Quelques jours plus tard, cette fois à SOMATEL Hôtel, une assemblée-sans rapport avec la précédente- est convoquée par Emile ONAMBELE ZIBI. A l’issue de l’entrevue, le patriarche est reconduit par voie élective à  son poste. Selon la formule d’usage, les procès-verbaux de ces deux assemblées ont été déposés au siège de la Ligue Professionnelle de Football. Depuis lors, les deux présidents du TKC, avec à leur suite chacun, un staff et une équipe répondant à l’appellation « Tonnerre Klara Club » brament leur légitimité.            

Le TKC Légitime  
D’un coté et de l’autre, les arguments foisonnent pour assurer de la conformité de leur présidence et de leur collectif. MANI ESSOMBA dit avoir été déclaré « président du TKC » tout d’abord par la commission juridique mise sur pied par le Général Pierre SEMENGUE (président de la Ligue Professionnelle de Football) pour trancher l’affaire à la lumière des deux procès verbaux, puis par la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (CCA). Il claironne par ailleurs l’invalidité de l’assemblée convoquée par ONAMBELE ZIBI « il faut 15 jours pour convoquer une nouvelle assemblée, [à la suite d’une autre, NDLR] lui il l’a convoqué après 13 jours, donc n’a pas respecté les textes du TKC ». L’air enjoué, ONAMBELE ZIBI lui fait justement l’économie de ce texte « pour être président au Tonnerre il ya des conditions : Il faut se déclarer un mois avant, il faut payer sa caution de 2 millions FCFA non remboursables, il faut avoir résidé au Cameroun et payé ses cotisations pendant quatre ans. Il ne l’a pas fait, Achille n’était pas au Cameroun, il cherchait sa vie ailleurs ». Le patriarche peut alors conclure que « c’est la ligue qui veut que cette situation perdure ».
Outre cette joute verbale, les  sorties médiatiques et autres assises des deux leaders sont quasi quotidiennes, Chacune des deux tendances du TKC s’investit pour  avoir gain de cause et par tous les moyens.  Mais il demeure que le club reste suspendu aussi longtemps  que va durer cette dualité avait précisé le préfet du Mfoundi. Le Ministère des sports et de l’éducation civique devra indubitablement se saisir, dans les jours qui viennent, de cette affaire de plus en plus préjudiciable pour l’image du football au Cameroun.

Romulus Dorval KUESSIE, 237online.com

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