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Cameroun - Crise anglophone: Samuel Kleda prend la défense des évêques assignés en Justice

Cameroun - Crise anglophone: Samuel Kleda prend la défense des évêques assignés en Justice

Suite au procès intenté à Cornelus Fontem Esua, Michael Bibi, et George Nkuo, l’archevêque métropolitain de Douala déplore que l’Eglise catholique soit seule devant la barre.

Monseigneur Samuel Kleda, archevêque métropolitain de Douala et président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun a réagi à ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire des évêques de Bamenda ». Expression pour désigner les trois évêques (Cornelus Fontem Esua, Michael Bibi, et George Nkuo ) de la province ecclésiastique de Bamenda, visés par une plainte d’un consortium de parents d’élèves pour avoir perçu la totalité des frais de scolarité, tout en acceptant de « paralyser » l’école dans le Nord-Ouest. « Ce sont les enseignants du public et du privé, qui ont lancé le mot d’ordre de grève. Ce n’est pas l’église qui a organisé cette grève. Que l’on nous présente une lettre de l’église à l’origine de la grève », déclare Samuel Kleda. L’archevêque de Douala déplore que l’Eglise catholique soit seule devant la barre. « Ça devait être étendue partout. Dans toutes les autres confessions.

Pourquoi il n y a que l’église catholique qui est trainée au tribunal », s’est interrogé le président de la conférence épiscopale du Cameroun. Le consortium s’attaque, entre autre, à la responsabilité présumée des évêques dans les tensions sociales qui mettent en mal l’unité du Cameroun et viennent de coûter une année de scolarité aux apprenants des Régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Ils sont cités à comparaître pour « apologie d’atteinte à la sécurité de l’Etat ». Il leur est reproché « d’avoir signé, le 09 février 2017, un communiqué propageant de fausses informations portant atteinte aux autorités publiques et à l’unité nationale ». Selon le consortium, les évêques exprimaient, dans ce communiqué, leur « satisfaction sur ce qu’ils ont prétendu être des griefs ou appréhensions évidents », mais qui était en réalité un mobile « pour tenter de justifier des atteintes à la sécurité de l’état ». Les plaignants demandent 150 milliards FCFA en guise d’indemnisation pour les dommages spéciaux et généraux causés aux parents et aux élèves. La première audience est prévue pour le vendredi, 21 avril 2017. Les évêques de la Province écclésiastique de Bamenda avaient effectivement commis, le 09 février 2017, un communiqué sous la forme d’un mémorandum, adressé au chef de l’Etat camerounais. Ils y prenaient fait et cause pour la grogne sociale. Ils faisaient également un ensemble de propositions pour sortir de la crise. Le communiqué et ses solutions avaient été très favorablement accueillis par les soutiens à la grève. Mais, pour une partie de l’opinion, ils ne concernaient pas vraiment les problèmes sociaux et corporatifs posés. Ils sonnaient même comme un soutien aux revendications politiques qui avaient pris le pas sur la cause corporative des enseignants et avocats, à l’initiative du mouvement. L’on reprochait notamment à la « Bamenda Province Episcopal Conference » de n’avoir pas pris de distances avec les revendications politiques et n’avoir pas condamné les actes de vandalisme, anti-citoyens posés dans ces Régions. Mais surtout d’avoir tacitement corroboré les appels à la sécession qui se multipliaient.

C.T.M

  • 1 commentaires pour cet article
  • Bere YOKOSSI
    Bere YOKOSSI

    je voudrais avoir des correspondances de l'extérieur pour connaitre les pays de l'étranger.

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