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Cameroun - Crise anglophone : La communauté internationale rejette le séparatisme

Cameroun - Crise anglophone : La communauté internationale rejette le séparatisme

De l’ONU, à la Francophonie en passant par le Commonwealth et l’Union Africaine, les organisations interétatiques tant internationales que régionales se sont prononcées contre toute idée de sécession au Cameroun.

La minorité anglophone au Cameroun qui se dit marginalisée par le pouvoir en place majoritairement francophone réclame désormais la sécession de l’ex-Southern Cameroon, territoire qui s’est rattachée à l’ex-Cameroun oriental sous domination française le 1er octobre 1961. Mais la communauté internationale semble ne pas partager l’idée du séparatisme qui anime une bonne frange des militants de la cause anglophone. Elle s’est prononcée à propos aux lendemains de la répression sanglante des manifestations du 1er octobre dernier relative à la proclamation symbolique de l’indépendance du Southern Cameroon.
Dans une déclaration rendue publique au lendemain desdites manifestations, Staphan Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, indique que ce dernier « encourage les représentants de la communauté anglophone à saisir cette opportunité (de dialogue, ndlr) dans leur recherche de solutions aux griefs de la communauté, dans le cadre de la constitution camerounaise ». On le sait, la constitution camerounaise consacre le principe d’un

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Etat unitaire décentralisé.

Unité
Autre organisation internationale à émettre des réserves au sujet d’un projet de création de l’Etat d’Ambazonie, c’est le Commonwealth, regroupements des Etats ayant en partage la langue anglaise. Sa secrétaire générale, Patricia Scotland a quant à elle lancé un appel pour la paix, l’unité et la non-violence au Cameroun. Unité, le mot est lâché. La partition du territoire camerounais, selon le Commonwealth, est donc à bannir.
La Francophonie s’est également prononcée sur le projet sécessionniste en cours au Cameroun. Dans un communiqué, la secrétaire générale de l’organisation des pays ayant en partage la langue française, Michaëlle Jean, a milité pour « un dialogue direct et inclusif basé sur la nécessité de préserver la coexistence pacifique, fraternelle et solidaire dans la diversité, l’unité nationale et l’intégrité territoriale du Cameroun ».

Fédéralisme
Avant les événements du 1er octobre, le président du Conseil du gouvernement des indépendantistes, Sisiku Ayuk Tabe, a écrit le 24 août dernier à la reine d’Angleterre, Elisabeth II. Dans un accusé de réception du 8 septembre, cette dernière, à travers l’adjoint à son secrétaire privé, Young Edward, a rejeté cette demande d’audience.
Au plan régional, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine, dans sa communication 266/03 issue de la 45ème Session ordinaire tenue du 13 au 27 mai 2009 à Banjul en Gambie, avait prescrit aux organisations séparatistes de « se transformer en partis politiques, abandonner la sécession et s’engager dans un dialogue constructif avec l’Etat défendeur sur les questions constitutionnelles ». La Commission s’est montrée favorable à l’exercice du droit de la minorité anglophone du Cameroun à l’autodétermination mais dans le cadre du fédéralisme.

Louis MBANGA

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