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Le courant électrique tue. Faisons-y attention

Cameroun: Plusieurs morts suite à une bousculade dans une école à Yaoundé

Cameroun: Plusieurs morts suite à une bousculade dans une école à Yaoundé

Le drame se déroule à l’école publique d’Ekoudou. Au moins quatre morts ont été enregistrés parmi les élèves de l’école publique d’Ekoudou (Briqueterie) par Yaoundé.

Ce sont les nommés : Wandji Fortune, Zénabou Maïramou, Moustapha Oumarou et Baba Ibrahim, tous enregistrés aux urgences de l’hôpital central. C’est le bilan provisoire d’une bousculade survenue dans cette école cette mi-journée à la suite d’une bousculade à l’occasion d’une représentation théâtrale. Beaucoup parmi les dizaines de patients transportés dans différents établissements de santé, ont vite recouvré leur santé. «Ceux que j’ai transportés ont été réanimés et se sont rétablis au moment où je quittais l’hôpital», confirme un bénévole. Aussi bien à la fondation Chantal Biya qu’à l’hôpital central et à l’hôpital de l’Ecole de police, beaucoup de cas étaient encore sous observation.
«J’étais à la maison, mon petit frère est venu m’annoncer qu’il y a des morts à l’école. J’ai couru et je suis venu trouver des enfants couchés partout. On m'a ’dit qu’il y avait le théâtre dans la salle de classe-là (Sic). Ils étaient attroupés

Le courant électrique tue. Faisons-y attention
devant la salle et subitement on ne sait pas ce qui s’est passé pour qu’ils commencent à se bousculer et d’autres tombent», témoigne Souleymane, un voisin de l’école. «Mais personne n’est tombé de l’étage», mentionne un élève. Et Souleymane de menacer : «Si on arrêtait la directrice et la maîtresse, on allait les tuer. Ils sont venus avec leur secte tuer les enfants des gens». Faux, tente de recadrer Njoya, parent d’élève. «La rumeur court partout que c’est parce qu’il y a élection qu’on vend les enfants ; ce n’est pas ça ; c’est l’attroupement qui a conduit à la bousculade», se montre-t-il éclairé. C’est que, «cette troupe théâtrale force les choses. Les parents ont déjà refusé ça plusieurs fois, mais ils insistent, avec la complicité de l’inspecteur», raconte-t-on.


Les enseignants menacés
On apprend que la gendarmerie a dû extraire les deux enseignantes menacées par la foule avide de lynchage. L’unique responsable des cinq groupes de l’école est apeurée : «je peux parler, mais pourvu qu’il n’y ait pas la camera», conditionne cette directrice. Avant de s’essayer : «Je suis à peine arrivée car mon groupe est programmé dans l’après-midi cette semaine. J’ai découvert des enfants se bousculer, d’autres sont tombés… mais je n’ai pas vu de morts». La flopée de questions suspend définitivement l’interview.
La journée de classe s’est ainsi achevée précocement dans cette école sise au lieu-dit Texaco Ecole de police. Les enseignants, eux, sont inquiets. «Les gens voulaient lyncher les deux femmes ; nous les avons protégées», rapporte un parent d’élève qui indique que «la coïncidence qu’aucun enfant ne soit mort dans les classes des deux femmes» conforte l’idée «qu’elles savent ce qui s’est passé, avec la complicité de l’inspecteur». Surtout «quand elles voulaient s’expliquer, l’inspecteur a dit ‘’cousez vos bouches’’. Heureusement aussi que le sous-préfet que j’ai appelé est vite venu et est aussi intervenu», assure-t-il. Ce père de six enfants, tel qu’il se présente, est convaincu, autant que les autres, «C’est de l’arnaque ; sinon, pourquoi ils n’ont pas fait ça dans la cour qui est grande, mais plutôt dans une salle de classe ?» se demande-t-il. Police et gendarmerie ont continué à camper autant devant cet établissement scolaire que la Fondation Chantal Biya où les blessés ont été transportés.


Ludovic Ngouéka

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